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Les électeurs de l'Alberta voteront en octobre sur le maintien dans le Canada ou le lancement d'un processus vers un référendum sur l'indépendance. Les séparatistes tentent d'obtenir le soutien de Donald Trump, tandis que la Maison-Blanche reste prudente.

Les électeurs de la province canadienne de l'Alberta s'apprêtent, plus tard en octobre, à voter pour décider s'ils souhaitent rester au sein du Canada ou lancer un parcours juridique pouvant mener à un référendum contraignant sur la sécession future. Le mouvement séparatiste tente d'obtenir le soutien de l'administration du président américain Donald Trump, alors que la Maison-Blanche s'est jusqu'à présent tenue à l'écart de cette question.
Ce vote intervient alors que des sondages récents indiquent que le soutien à la sécession de l'Alberta atteint environ 30 %, avec des variations selon la formulation de la question. Le Premier ministre canadien Mark Carney traite les efforts séparatistes comme une question sérieuse, bien que les partisans de la sécession restent minoritaires selon "Bloomberg".
Il est prévu que les électeurs de l'Alberta soient interrogés, dans le cadre d'un scrutin composé de 10 questions, sur leur souhait de rester au Canada ou de lancer le processus juridique menant à un éventuel référendum contraignant sur la sécession.
En revanche, l'ambassadeur américain au Canada, Peter Hoekstra, a indiqué avoir reçu des instructions de la Maison-Blanche pour s'abstenir de s'impliquer dans cette affaire. Un responsable de la Maison-Blanche a précisé que le silence public de Trump sur ce sujet s'explique par sa concentration sur d'autres dossiers.
Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, avait qualifié l'Alberta de "partenaire naturel" des États-Unis. De son côté, le secrétaire au Commerce, Howard Lutnick, a suscité la polémique au Canada en liant l'enlisement des négociations commerciales entre les deux pays au soutien de Mark Carney au camp opposé à la sécession.
Mark Carney a cherché à répondre à certaines de ces doléances, annonçant notamment la construction d'un nouveau pipeline de brut, tout en critiquant la gestion du mouvement séparatiste par la Première ministre de l'Alberta, Danielle Smith. Cette dernière affirme soutenir une "Alberta souveraine au sein d'un Canada uni" et exclut toute transformation de la province en État américain.
Le scrutin imminent ne signifie pas l'indépendance immédiate de l'Alberta, mais concerne le lancement d'un processus juridique pouvant aboutir ultérieurement à un référendum contraignant. Mark Carney a souligné que la sécession nécessiterait plus qu'une simple majorité lors du vote.



