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Times of Israel : Netanyahu tente de rejeter la faute des échecs du 7 octobre 2023

Le journal Times of Israel critique violemment le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, l'accusant de vouloir éviter toute responsabilité politique après l'attaque de Hamas le 7 octobre 2023.

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Times of Israel : Netanyahu tente de rejeter la faute des échecs du 7 octobre 2023
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Le journal Times of Israel a publié un article d'ouverture critiquant sévèrement le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, l'accusant de chercher à s'exonérer de toute responsabilité politique et de rejeter seule sur les services de sécurité les conséquences de l'échec qui a précédé l'attaque de mouvement Hamas le « 7 octobre 2023 ».

David Horovitz, l'auteur de l'article, affirme qu'aucun Israélien ne nie la responsabilité des dirigeants sécuritaires dans l'échec à prévenir l'attaque, mais que Netanyahu, qui était alors Premier ministre et avait dirigé le gouvernement pendant la majeure partie des années précédentes, cherche à se présenter comme une victime d'un manque d'information opportune.

Netanyahu a déclaré que les responsables sécuritaires avaient volontairement choisi de ne pas le réveiller durant les heures précédant l'attaque, affirmant qu'il aurait ordonné une mobilisation générale s'il avait été informé, et que le cours des événements en aurait été changé.

Cependant, le journal estime que la responsabilité de l'échec ne peut être limitée aux services de sécurité, soulignant que Netanyahu a participé pendant des années à la formulation de la politique vis-à-vis de la bande de Gaza, notamment en soutenant la continuité du transfert de fonds qataris vers la région. L'article considère que cette politique, selon ses critiques, a contribué à renforcer le pouvoir de Hamas et à fournir des ressources qui ont permis à l'organisation d'améliorer ses capacités militaires.

Le journal accuse également Netanyahu de s'accrocher à des évaluations erronées concernant la capacité de Hamas à lancer une attaque massive, malgré son affirmation actuelle selon laquelle il n'a jamais minimisé la volonté de la mouvance de détruire Israël. L'article rappelle des déclarations antérieures du Premier ministre parlant du succès de la politique de dissuasion israélienne dans la bande de Gaza.

Le journal cite également des rapports indiquant que Netanyahu avait pris connaissance, plusieurs années avant l'attaque du 7 octobre, d'informations d'intelligence relatives au plan de Hamas connu sous le nom de « Mur d'Ariha », ce que le Premier ministre nie. En revanche, il confirme que son cabinet a reçu une note militaire concernant des activités suspectes de Hamas quelques heures avant l'attaque, mais précise que cette note n'était pas classée comme urgente.

L'article critique le refus de Netanyahu de créer une commission d'enquête officielle dotée de pouvoirs étendus pour enquêter sur les échecs du 7 octobre, estimant que seule une telle commission serait capable d'examiner les décisions politiques et sécuritaires prises avant et pendant l'attaque.

Les critiques du journal ne se limitent pas à la période précédant l'attaque : elles soulignent que l'action de Netanyahu après le 7 octobre s'est caractérisée par des « succès tactiques mais l'absence de vision stratégique ». L'article note que le Hamas continue de reconstruire ses capacités, que le Hezbollah tente de rétablir son influence, ainsi que les difficultés rencontrées dans la réalisation des objectifs annoncés concernant l'Iran.

Il charge également le gouvernement israélien de la faiblesse de la frontière intérieure, en raison de politiques permettant aux jeunes haredim d'être exemptés du service militaire, de la persistance des tensions autour de l'indépendance de la justice, ainsi que du laxisme gouvernemental face aux agressions de colons extrémistes contre des Palestiniens.

Le journal conclut en affirmant que l'attaque du « sept octobre » s'est produite pendant la période où Netanyahu était au pouvoir, et que ses tentatives pour rejeter toute responsabilité sur les dirigeants sécuritaires ne peuvent effacer son rôle dans la formulation des politiques qui ont précédé l'attaque, ni le libérer de toute responsabilité politique face aux échecs qui ont conduit à l'une des pires catastrophes sécuritaires de l'histoire récente d'Israël.

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