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Tokyo a convoqué l'ambassadeur russe pour protester contre la visite du président russe Vladimir Poutine à l'île d'Ityrop, dans l'archipel des Kouriles, revendiquée par le Japon comme territoire japonais. Cette action est perçue comme une provocation grave pour les relations bilatérales.

Le Japon a appelé l’ambassadeur russe à Tokyo, Nikolai Nuzdrev, en protestation contre la récente visite du président Vladimir Poutine à l’île d’Ityrop, dans l’archipel des Kouriles, que Tokyo revendique comme « territoire japonais ».
Le ministre des Affaires étrangères japonais, Toshimitsu Motegi, a déclaré dans un communiqué : « Cette visite va à l’encontre de la position ferme du Japon sur la question des régions du Nord et suscite une profonde tristesse. »
Il a ajouté que, selon l’évaluation du Japon, cette visite laisse un « impact extrêmement négatif » sur les relations entre les deux pays, qui traversent une période difficile, et « blessent profondément les sentiments du peuple japonais et sont absolument inacceptables ».
Le communiqué indique que le Japon a transmis ce point de vue à l’ambassadeur russe et lui a demandé de le faire immédiatement remonter à son gouvernement.
Le président Poutine a récemment visité l’île d’Ityrop, l’une des îles du sud des Kouriles, lors de sa tournée dans la région de Sakhaline, dans l’extrême Est russe, à la frontière avec le Japon, marquant ainsi sa première visite officielle sur ces îles.
Des dirigeants russes ont déjà effectué cinq visites aux îles Kouriles : Dmitri Medvedev y a fait quatre voyages en 2010, alors qu’il était président de la Russie, puis en 2012, 2015 et 2019 en tant que Premier ministre ; en 2021, le Premier ministre Mikhail Mishustin s’est rendu sur l’île d’Ityrop.
Le Japon et Moscou avaient signé en 1956 un accord de cessez-le-feu et une convention de paix après la défaite du Japon à la Seconde Guerre mondiale, mais le Japon n’a jamais ratifié cet accord.
Le Japon conditionne la conclusion d’un traité de paix à la restitution par Moscou des quatre îles Kouriles annexées par l’Union soviétique à la suite de la Seconde Guerre mondiale.
Le Japon se base sur la convention russo-japonaise sur le commerce et les frontières de 1855, tandis que Moscou affirme que sa souveraineté sur ces îles est légitime et que la question de leur retour est définitivement close.
Source : Novosti



