Monde
Donald Trump a déclaré à Las Vegas qu’il privilégie une solution diplomatique avec l’Iran, affirmant que Téhéran avait demandé les négociations, tout en réaffirmant l’interdiction absolue d’un armement nucléaire iranien.

Le président américain Donald Trump a indiqué que les États-Unis poursuivaient des échanges avec l’Iran et espéraient conclure un accord, soulignant sa préférence pour la voie diplomatique plutôt que pour une escalade militaire.
Devant des partisans dans la banlieue de Las Vegas, dans le Nevada, il a déclaré : « Je préfère parvenir à un accord, car je ne veux pas tuer des gens. Nous parlons aux Iraniens, nous menons un dialogue, et ils nous respectent. » Il a ajouté : « Voyons ce qui va se produire. »
Trump a précisé que l’initiative de ces entretiens venait de l’Iran : « Nous étions prêts à lancer la plus grande opération militaire depuis la Seconde Guerre mondiale, mais les Iraniens m’ont demandé d’engager les négociations. »
Il a réitéré sans ambiguïté que l’Iran ne devait pas acquérir d’arme nucléaire.
Ces déclarations interviennent un jour après que Trump eut évoqué des pourparlers « en cours » avec Téhéran, susceptibles de déboucher sur un accord « imminent » visant à rouvrir le détroit d’Hormuz et à assurer le désarmement nucléaire iranien. Or, les autorités iraniennes ont nié toute négociation directe avec Washington, précisant que leurs seuls échanges portaient sur la mise en place d’un mécanisme de passage sécurisé dans le détroit, et qu’ils se limitaient exclusivement à la Sultanat d’Oman.
Téhéran a fait savoir avoir reçu « des messages des États-Unis indiquant leur disposition à revenir sur leurs engagements », conformément à la note d’entente signée entre les deux parties en juin dernier, sans fournir davantage de précisions sur la nature de ces engagements.
L’agence iranienne « Norouz News », rattachée au Conseil suprême de sécurité nationale, a estimé que les déclarations récentes des États-Unis et des pays occidentaux sur une réouverture prochaine du détroit d’Hormuz confondaient délibérément deux niveaux distincts : d’un côté, les discussions techniques actuelles entre l’Iran et Oman concernant la gestion de la circulation maritime ; de l’autre, les questions politiques et sécuritaires plus larges, que Téhéran considère comme la racine profonde de la crise dans le détroit.
Dans un rapport publié, l’agence a expliqué que certains responsables de la Maison-Blanche et médias occidentaux présentaient à tort les négociations irano-omanaises comme une avancée directe vers la réouverture du détroit, alors qu’elles se cantonnent strictement aux aspects techniques — notamment les procédures de passage des navires, la sécurité de la navigation et l’organisation du trafic maritime.
Football
Tech & Sciences
Économie
IA