Monde
Donald Trump a retiré son soutien à la retransmission publique de l'exécution militaire de Nidal Hasan, tout en maintenant la date du 3 décembre 2026 pour le passage par les armes.

Le président Donald Trump est revenu sur sa décision d'autoriser la diffusion en direct de l'exécution militaire de Nidal Hasan. Cette annonce intervient après que le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, eut initialement validé l'idée d'une retransmission publique accessible via internet.
Dans un communiqué publié jeudi, Donald Trump a justifié ce revirement par les objections croissantes exprimées par des personnes bien intentionnées qui ne souhaitaient pas assister à la mort du condamné. Malgré cette modification concernant la visibilité médiatique, la date de l'exécution reste fixée au 3 décembre 2026.
Pete Hegseth défendait auparavant la diffusion télévisée comme une démonstration nécessaire des conséquences liées aux actes terroristes. Le président avait lui-même approuvé « absolument » cette proposition avant de changer de position face à la montée des critiques.
Le vice-président JD Vance avait quant à lui émis des doutes sur la faisabilité réelle d'une telle retransmission, précisant qu'il ne regarderait pas l'événement si celui-ci était diffusé. Donald Trump a finalement tranché en faveur de la suppression du flux vidéo public.
« Je pensais que diffuser l'exécution pour tous pourrait constituer un fort dissuasif pour le monde entier afin de voir comment l'Amérique traite les terroristes et les scélérats comme Hasan », a déclaré le président. Il a ajouté : « Il mourra, comme prévu, par peloton d'exécution, mais cet événement ne sera pas diffusé. »
Nidal Hasan a tué treize soldats américains non armés et blessé trente-deux autres à Fort Hood, au Texas, en 2009. Lors de son procès devant la cour martiale en 2013, il a reconnu les faits, affirmant avoir agi pour protéger les musulmans et les talibans en Afghanistan contre l'intervention militaire américaine.
Le Pentagone a confirmé la semaine dernière que l'exécution aura lieu par tir de peloton le 3 décembre. Si elle se déroule comme prévu, il s'agira de la première exécution militaire aux États-Unis depuis plus de soixante ans. Donald Trump a précisé que les familles des victimes pourraient toujours assister à la cérémonie en personne, estimant qu'elles méritaient d'être témoins de la justice rendue.
La loi militaire américaine exige l'approbation présidentielle ainsi qu'un examen en appel avant toute mise à exécution. La décision actuelle n'affecte que le volet médiatique, laissant intact le calendrier judiciaire établi pour Nidal Hasan.



