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Les États-Unis ont utilisé pour la première fois des bombardiers stratégiques B-1 dans des frappes contre des sites du Corps des Gardiens de la Révolution iraniens.

Selon le site Axios, des sources américaines de haut rang ont révélé jeudi que des bombardiers stratégiques B-1 ont commencé à participer aux attaques contre l’Iran, ciblant récemment plusieurs positions du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI).
Des responsables américains ont indiqué à Axios que l’armée américaine a employé mardi des bombardiers à longue portée B-1 pour frapper des objectifs liés au CGRI en Iran. Cette intervention marque la première utilisation de ce type d’appareil depuis la reprise des hostilités avec l’Iran il y a douze jours.
Le recours aux B-1, capables de transporter vingt-quatre bombes de 2000 livres chacune ou plusieurs dizaines de missiles de croisière, témoigne d’un net accroissement et d’une extension significative des opérations militaires américaines.
Le B-1 se distingue par sa capacité à voler à des vitesses supersoniques à basse altitude tout en transportant la plus grande charge de bombes parmi tous les bombardiers en service.
Axios souligne que, alors que les renforts militaires américains continuent d’affluer dans la région, le président Trump examine toujours la possibilité d’une reprise des opérations militaires à grande échelle contre l’Iran. Des responsables américains et israéliens estiment que cette escalade pourrait survenir dans les prochains jours.
Le bombardier américain a décollé d’une base aérienne située au Royaume-Uni et a été suivi via des sites de suivi du trafic aérien en ligne. Cependant, le commandement central américain n’a fait aucune mention spécifique du B-1 dans son communiqué relatif aux frappes de mardi.
Le communiqué indiquait que les forces du commandement central américain avaient visé des centres d’opérations militaires iraniens, des capacités navales, des hangars d’avions, des installations de stockage de drones ainsi que des infrastructures logistiques militaires, dans le but d’affaiblir la capacité de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz.
Axios précise qu’il demeure incertain quels objectifs précis ont été attaqués par le B-1 et si cette mission d’envergure a été plus efficace que les frappes menées lors des jours précédents.
Les États-Unis ont déjà conduit plusieurs opérations avec des B-1 dans le cadre de l’opération dite "Colère épique", ciblant des bases de missiles, des centres de commandement, des dépôts d’armes et des systèmes de défense aérienne.
Malgré l’intensification des frappes américaines, le régime iranien n’a pas modifié sa position concernant le détroit d’Ormuz, continuant à mener des attaques contre des bases américaines dans la région, selon Axios.
Certains responsables américains de la défense estiment que les capacités militaires iraniennes autour du détroit d’Ormuz sont "quasi inexistantes", tandis que d’autres considèrent que l’Iran reste capable d’attaquer des navires dans cette zone.
Mercredi, le président Trump a menacé de bombarder des ponts et des centrales électriques, y compris à Téhéran, si l’Iran attaquait davantage de navires dans le détroit d’Ormuz. En réponse, l’Iran a menacé de cibler les infrastructures des pays du Golfe alliés des États-Unis.
Le même jour, la milice houthiste a également lancé une attaque contre des navires saoudiens, une première depuis qu’elle a annoncé l’imposition d’un blocus maritime sur les ports saoudiens.
Un responsable américain de la défense a déclaré que les attaques des Houthis, qui étaient restés presque totalement en retrait du conflit pendant plusieurs mois, pourraient avoir été encouragées par l’Iran.
Ce responsable a expliqué que l’Iran cherche à utiliser les Houthis pour ouvrir un nouveau front dans la mer Rouge, en plus du front du Golfe, afin de mettre sous pression une autre voie cruciale pour le transport international du pétrole.
Mercredi, plusieurs navires commerciaux traversant la mer Rouge ont été observés en train de modifier leur route pour éviter le passage par le détroit de Bab el-Mandeb, craignant des attaques des milices houthis.
Des responsables américains ont indiqué que des médiateurs qataris poursuivent des discussions avec des représentants américains, iraniens et omanais dans l’espoir de parvenir à un nouvel accord visant à rouvrir le détroit d’Ormuz et à mettre fin aux hostilités.
Un responsable régional a précisé que la direction iranienne n’avait pas accepté la dernière proposition formulée par ces intermédiaires.
Il reste incertain combien de temps le président Trump accordera à ces efforts diplomatiques. Lors d’un discours prononcé mercredi soir en Géorgie, il a déclaré : "Ils subissent des frappes très sévères, ils veulent conclure un accord".
Il a ajouté : "Ils ne sont pas prêts à signer un accord ; chaque fois qu’ils concluent un accord, ils veulent le changer et tout. Ils ne sont pas prêts, mais ils le seront très bientôt".
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