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Trump exclut l'option militaire contre Cuba, La Havane prête au dialogue
Donald Trump a affirmé samedi qu'un accord avec Cuba était possible sans recours à la force, tandis que le chef de la diplomatie cubaine a réitéré sa disponibilité pour des négociations basées sur la souveraineté.

Le président américain Donald Trump s'est montré optimiste ce samedi quant à la possibilité d'un accord entre Washington et La Havane. Il a précisé ne pas envisager le recours à une intervention militaire pour résoudre les tensions actuelles avec l'île caribéenne.
S'adressant aux journalistes depuis la Maison-Blanche, M. Trump a déclaré : « J'aimerais dire que nous parviendrons à un accord avec Cuba. Je ne pense pas que nous aurons besoin de l'armée ». Avant son départ pour le Tennessee, il a ajouté vouloir « aider Cuba » et ouvrir ses portes au peuple américain.
Ces déclarations interviennent alors que l'administration Trump a explicitement affiché sa volonté de renverser le gouvernement cubain. Un embargo pétrolier imposé par les États-Unis plus tôt cette année place actuellement le pays sous une pression considérable, aggravée par des pénuries de carburant et des coupures d'électricité liées à la dégradation des infrastructures.
Position de La Havane devant l'ONU
De son côté, le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez, a indiqué ce jour que son pays ne constituait pas une menace pour les États-Unis. Il a souligné la disposition de La Havane à dialoguer avec Washington, en insistant sur l'égalité souveraine et le respect du droit international.
Dans son discours devant l'Assemblée générale des Nations unies, M. Rodríguez a proposé de régler les différends bilatéraux par le dialogue, sans ingérence dans les affaires intérieures ni conditions préalables. « Cuba n'est pas une menace. L'embargo est la menace », a-t-il affirmé, rappelant que l'île reste ouverte aux échanges commerciaux et économiques avec les États-Unis, comme elle le fait avec tout autre État.
Le chef de la diplomatie cubaine a également dénoncé les pressions exercées par Washington sur des hommes d'affaires étrangers pour qu'ils retirent leurs investissements de Cuba, ainsi que sur certains gouvernements afin qu'ils cessent de recourir aux services médicaux cubains. Selon lui, la politique américaine vise à fermer tous les canaux de survie économique, transformant les sanctions en une punition collective contraire au droit humanitaire international.
Soutien russe et contexte régional
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a profité de son intervention à l'ONU pour appeler les États-Unis à lever l'embargo et les restrictions imposées à Cuba. Il a exhorté Washington à retirer l'île de la liste des États soutenant le terrorisme.
M. Lavrov a exprimé sa solidarité envers le peuple et le gouvernement cubains, critiquant l'usage de la force et le « deux poids, deux mesures » occidental qui, selon lui, déstabilisent plusieurs régions du monde. Cette prise de position intervient dans un contexte où les États-Unis maintiennent leur blocus depuis plus de soixante ans, mais ont intensifié leurs pressions après avoir utilisé la force militaire en janvier dernier pour tenter de renverser le président vénézuélien Nicolás Maduro.





