Monde
Trump informe Poutine d'un accord imminent avec l'Iran sur la fin de la guerre
Donald Trump a annoncé à Vladimir Poutine qu'un accord pour mettre fin au conflit avec l'Iran était proche, malgré une attaque israélienne à Beyrouth.

À Anchorage, le 25 août 2025, le conseiller du Kremlin, Youri Ouchakov, a révélé que le président américain Donald Trump avait informé son homologue russe Vladimir Poutine qu’un accord visant à mettre fin à la guerre avec l’Iran était presque finalisé. Le dirigeant russe a exprimé son soulagement quant à la perspective de la cessation des hostilités.
Selon Ouchakov, Trump a également souligné à Poutine l’importance de clore ce conflit et s’est dit prêt à apporter son aide, rapportent des agences de presse russes. Par ailleurs, il a été indiqué que Poutine avait adressé ses vœux d’anniversaire à Trump pour ses 80 ans de façon « non officielle ».
Cette annonce intervient alors que le chef des négociateurs iraniens, Mohammad Bagher Ghalibaf, a exprimé des doutes sur l’engagement des États-Unis dans le processus de paix, après qu’une nouvelle frappe aérienne israélienne a touché la région de Ghobeiry dans la banlieue sud de Beyrouth plus tôt dans la journée. Cet événement a réduit les chances d’une signature imminente d’un accord-cadre entre Téhéran et Washington pour mettre fin à leur conflit.
Le commandant adjoint de la direction militaire conjointe iranienne, Mohammad Jafar Asadi, a menacé que « les crimes israéliens dans la banlieue ne resteront pas sans réponse ».
Donald Trump a estimé que l’attaque israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth n’aurait pas dû avoir lieu ce jour-là, qualifié de « spécial ». Sur sa plateforme Truth Social, il a déclaré : « Israël n’aurait pas dû entraver les progrès réalisés avec l’Iran ». Il a insisté sur le fait que Washington était très proche d’un accord avec Téhéran.
Trump a précisé que cet accord inclurait le Liban, affirmant : « Il ne doit pas y avoir d’attaques dans aucune région libanaise ». Il a aussi averti Israël de ne pas lancer d’autres offensives sur le territoire libanais ou par l’intermédiaire d’autres acteurs, comme le Hezbollah, contre Israël.
Cependant, il a reconnu le droit d’Israël à se défendre, tout en qualifiant l’attaque du Hezbollah d’« insignifiante ». Il a conclu en évoquant une « paix durable » dans la région, exhortant toutes les parties à faire marche arrière immédiatement.
La veille, Donald Trump et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif avaient exprimé leur espoir de voir l’accord signé ce jour-là. Téhéran n’a cependant pas communiqué officiellement sur le calendrier de la signature.
Un délégué qatari est arrivé à Téhéran ce matin pour finaliser les détails d’un mémorandum d’entente, selon l’agence Reuters. Le Pakistan a joué un rôle important dans la médiation entre les deux parties ces derniers mois, tandis que le Qatar est récemment intervenu pour réduire les divergences entre Washington et Téhéran.
Des sources proches du dossier ont indiqué que ce mémorandum entraînerait la réouverture immédiate du détroit d’Ormuz, en échange de la levée du blocus américain sur les ports iraniens. Elles ont également précisé que certaines sommes d’argent iraniennes gelées à l’étranger seraient débloquées, tandis que les détails du dossier nucléaire iranien seraient discutés dans les 60 jours suivant la signature.
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