Monde
Trump nomme Bill Polti directeur du renseignement malgré son manque d'expérience
Donald Trump a désigné Bill Polti, allié politique sans expérience en sécurité nationale, directeur du renseignement américain, succédant à Tulsi Gabbard.

Le président américain Donald Trump a nommé ce mardi Bill Polti, un soutien politique dépourvu d'expérience en sécurité nationale, au poste de directeur du renseignement national, tout en précisant que ce dernier conservera ses fonctions actuelles dans la supervision des politiques fédérales du logement et des hypothèques.
Bill Polti, président de l'Agence fédérale de financement du logement, connu pour ses attaques publiques contre les adversaires politiques de Trump, succède ainsi à Tulsi Gabbard à la tête du renseignement national américain.
Tulsi Gabbard, dont la nomination à ce poste avait déjà suscité la controverse fin mai, a démissionné après un mandat marqué par des désaccords avec Trump, notamment sur sa politique envers l'Iran.
La loi exige que le directeur du renseignement national, principal conseiller du président sur les questions de renseignement, possède une "longue expérience en sécurité nationale", critère que Bill Polti ne remplit pas.
Trump a salué Polti dans un message sur les réseaux sociaux annonçant sa nomination, soulignant qu'il "dispose d'une grande expérience dans la gestion des affaires les plus sensibles en Amérique, notamment la sécurité des marchés".
Le président a ajouté que Polti, qui dirige également "Fannie Mae" (Association fédérale nationale du prêt hypothécaire) et "Freddie Mac" (Société fédérale de financement hypothécaire), continuera d'exercer ses responsabilités au sein de ces deux organismes.
Âgé de 38 ans, Polti a accusé le sénateur démocrate Adam Schiff et la procureure générale de l'État de New York, Letitia James, de falsification de documents liés à des demandes de prêts hypothécaires.
Selon le Wall Street Journal, une plainte interne à "Fannie Mae" révèle que Polti aurait consulté sans autorisation des dossiers hypothécaires appartenant à Letitia James et à d'autres responsables démocrates.
En octobre dernier, un grand jury fédéral a inculpé Letitia James, mais un juge fédéral a rejeté l'affaire un mois plus tard, bien qu'une réouverture des poursuites reste possible.
Par ailleurs, Polti a soutenu une affaire de fraude hypothécaire contre Lisa Cook, membre du conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale américaine, une procédure que Trump a utilisée pour tenter de la destituer. Cette affaire est toujours en cours devant la Cour suprême.
Héritier d'un empire familial dans la construction de logements, Polti est une figure controversée, y compris au sein de l'entourage de Trump, en raison de ses positions politiques affichées et de son style offensif.
Des élus démocrates ont critiqué son manque d'expérience et son passé d'attaques contre les opposants de Trump.
Mark Warner, vice-président de la commission du renseignement du Sénat, a estimé que Polti avait été choisi parce que "la Maison-Blanche pense qu'il fournira le récit qu'elle souhaite, plutôt que les renseignements dont nous avons besoin".
Chuck Schumer, chef de la minorité démocrate au Sénat, a déclaré qu'une personne qui profère "des accusations infondées, politiques et ridicules contre des responsables qu'elle n'apprécie pas" ne peut être digne de confiance pour protéger la sécurité nationale.
À l'inverse, le vice-président du Sénat, J.D. Vance, a défendu Polti, le qualifiant de "personne remarquable qui comprend que la bureaucratie du renseignement doit répondre à la direction élue, et non l'inverse".
Par ailleurs, Rafael Grossi a déclaré que les Émirats arabes unis ont géré avec professionnalisme l'attaque contre la centrale de Barakah.
Dernières actualités

Simone soutient le départ d'Alvarez vers Barcelone selon le principe de Guardiola

Carmen Electra captive en bikini gris et shrug en résille

Courtney Stodden célèbre le véganisme en lingerie « VEGANS TASTE BETTER »


