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Un piratage informatique a mis à jour des informations personnelles sensibles de plusieurs centaines d'agents du FBI, dont des coordonnées d'urgence, des adresses et des numéros de sécurité sociale. Le bureau nie formellement l'attaque mais mène une enquête approfondie.

Le Bureau fédéral d'enquêtes (FBI) américain a été victime d'une cyberattaque, entraînant la divulgation d'informations personnelles et sensibles concernant ses agents, notamment leurs coordonnées d'urgence, leurs adresses résidentielles, leurs numéros de téléphone, leurs courriels, leurs numéros de sécurité sociale, ainsi que leurs fonctions professionnelles et leurs bureaux régionaux.
En revanche, le Bureau fédéral d'enquêtes (FBI) n'a pas confirmé officiellement avoir subi une intrusion, mais il a annoncé qu'il menait une enquête approfondie pour déterminer l'origine de cette attaque présumée, et si elle était liée à un tiers ou aux systèmes internes du bureau. Selon le site Bloomberg.
Une groupe criminel informatique a revendiqué l'opération et a fourni à des journalistes un échantillon des données volées, selon ses dires. La publication Bloomberg News a examiné ces données, qui incluaient des informations sur environ 3 800 agents actuels et anciens du bureau. En comparant les noms et adresses de certains agents du FBI présents dans les fichiers avec les registres accessibles au public, le journal a constaté des correspondances.
Certains agents du FBI dont les données personnelles figuraient parmi celles supposées compromises n'ont pas reçu d'alerte de la part du service de sécurité du bureau, selon un responsable américain. Selon le site.
Parmi les informations les plus sensibles figurent des détails précis indiquant les unités où certains agents travaillent. En particulier celles liées à la lutte contre l'espionnage, y compris des activités liées aux gouvernements chinois et russes, tandis que d'autres sont affectés à des unités secrètes chargées de surveiller, traquer les réseaux de drogue, combattre le terrorisme intérieur, ainsi que des opérations électroniques liées au Moyen-Orient et à l'Afrique.
Synthia Kaiser, ancienne adjointe au directeur du département des crimes informatiques du FBI, a mis en garde contre la gravité de cette divulgation, notamment pour les agents ne tenant pas de postes publics. Elle a souligné que la révélation de leurs données pourrait les exposer à des harcèlements ou ciblages, suscitant des inquiétudes quant à leur sécurité et à leur capacité à accomplir leurs missions. Selon le site.
Cet événement survient alors que plusieurs agences gouvernementales américaines ont été ciblées par des cyberattaques au cours des dernières années. Le FBI avait déjà conclu plus tôt cette année que la violation des réseaux utilisés pour gérer les écoutes et d'autres activités de surveillance constituait un incident majeur.
Des responsables du bureau ont également alerté, après l'attaque sur les systèmes de la société AT&T en 2024, sur la possibilité que des registres d'appels et de messages texte concernant des clients du bureau aient été volés pendant plusieurs mois.
Darren Mott, ancien agent du FBI chargé d'enquêtes contre l'espionnage, estime que le plus grand danger réside dans la mise à disposition des données les plus récentes par des services de renseignement étrangers. Connaître les lieux de travail et les identités des agents du FBI pourrait les rendre des cibles potentielles d'exploitation, tout comme cela pourrait poser des risques supplémentaires pour leurs voyages internationaux.
Les données divulguées, selon le rapport, indiquent la présence d'archives portant le logo du Département d'État américain et contenant les noms d'agents du FBI précédemment envoyés à l'étranger.
La série de documents inclut également des évaluations de santé mentale réalisées par le Département de la justice, résumant des problèmes de santé antérieurs rencontrés par certains agents, ainsi que des rapports médicaux contenant des détails sur des interventions chirurgicales. Ces documents remontent à la période comprise entre 2009 et 2012, ce qui suggère fortement qu'ils auraient été extraits d'un archivage ancien.



