Daily Beirut

Monde

Une deuxième vague de femmes et d’enfants australiens quitte Roj

Un deuxième groupe de femmes et d’enfants australiens liés à داعش a quitté le camp de Roj, en Syrie, et pourrait rentrer en Australie.

··2 min de lecture
Une deuxième vague de femmes et d’enfants australiens quitte Roj
Partager

Une deuxième vague de femmes et d’enfants australiens liés à l’organisation « داعش » a quitté, jeudi, le camp de réfugiés de Roj, dans le nord-est de la Syrie, a rapporté vendredi la chaîne publique australienne ABC. Le groupe, transporté sous escorte syrienne, pourrait ensuite regagner l’Australie, même si le calendrier d’un éventuel départ vers ce pays reste flou.

Le départ du camp de Roj

Selon ABC, un bus transportant ce groupe a quitté le camp sous la protection d’un convoi de responsables du gouvernement syrien. La destination attendue est Damas. En revanche, il n’est pas encore clair à quel moment les personnes concernées pourraient voyager vers l’Australie.

La chaîne précise qu’il s’agit d’un second groupe de femmes et d’enfants australiens associés à l’organisation extrémiste à quitter ce camp du nord-est syrien. Le départ intervient alors que la question du retour de ces familles demeure politiquement sensible en Australie.

Ajoutez Daily Beirut à votre fil Google News pour recevoir l'info en priorité.

La position de Canberra

Le gouvernement australien avait auparavant écarté l’idée d’apporter une aide directe au retour des familles australiennes liées au groupe. Il a toutefois reconnu l’existence de « contraintes sévères » pour empêcher des citoyens de revenir dans le pays.

Au début du mois, 4 femmes et 9 enfants liés à l’organisation extrémiste sont rentrés en Australie après 7 ans passés dans des camps de détention. À leur arrivée, Koether Ahmad (54 ans) et sa fille Zainab Ahmad (31 ans) ont été mises en cause dans des affaires liées à des crimes d’esclavage, tandis que Janai Safar (32 ans) a fait face à des accusations liées au terrorisme.

Retour et accusations

Ce retour a suscité des critiques, des opposants accusant le gouvernement australien de centre gauche de ne pas avoir empêché leur réadmission sur le territoire. Les femmes concernées avaient, pour certaines, quitté l’Australie entre 2012 et 2016 pour rejoindre leurs maris, soupçonnés d’être membres de l’organisation.

Après l’effondrement de ce que l’organisation appelait son « État du califat » en 2019, beaucoup ont été détenus dans des camps, tandis que d’autres sont revenus dans leur pays. En janvier, les États-Unis ont commencé à transférer hors de Syrie des membres détenus de « داعش », après l’effondrement des Forces démocratiques syriennes, dirigées par les Kurdes, qui gardaient plusieurs sites de détention abritant des combattants de « داعش » et des civils liés au groupe, parmi lesquels des étrangers.

Partager

Dernières actualités