Monde
Washington appelle à des mesures strictes pour démanteler les réseaux de financement iraniens
Le secrétaire au Trésor américain Scott Beissinger a exhorté à renforcer les actions contre les réseaux financiers iraniens, annonçant une révision des listes de sanctions pour éliminer les désignations obsolètes et faciliter la lutte contre le financement du terrorisme.

Le secrétaire au Trésor des États-Unis, Scott Beissinger, a plaidé mardi pour une intensification des mesures visant à démanteler les réseaux de financement liés à l’Iran. Il a annoncé que son département procéderait à une révision complète des listes de sanctions afin de supprimer les désignations anciennes, dans le but de simplifier le travail des institutions financières face aux schémas complexes de financement du terrorisme.
Lors d’une allocution prononcée à l’occasion d’une conférence dédiée à la lutte contre le financement du terrorisme, Beissinger a insisté sur la nécessité pour les participants de « se tenir pleinement aux côtés des États-Unis » dans leur confrontation avec l’Iran.
Coordination internationale et mesures ciblées
Le secrétaire au Trésor a appelé les partenaires européens à s’aligner sur les États-Unis en adoptant des mesures contre l’Iran, notamment en désignant ses financeurs, en dévoilant ses sociétés écrans, en fermant les agences bancaires iraniennes et en démantelant leurs agents. Il a également souligné l’importance pour les pays du Moyen-Orient et d’Asie d’éradiquer les réseaux clandestins de change liés à l’Iran.
Ces initiatives interviennent alors que l’administration Trump cherche à faire pression sur Téhéran pour rouvrir le détroit d’Hormuz, essentiel au transit pétrolier, perturbé par des attaques américaines et israéliennes contre l’Iran. Dans ce contexte, le département du Trésor a renforcé ses sanctions via un programme baptisé « colère économique ».
Impact économique et adaptation des sanctions
Ce programme vise à saper les réseaux clandestins de change iraniens et a déjà permis de geler environ 500 millions de dollars en cryptomonnaies associées au régime iranien. Pour accroître l’efficacité de ces mesures, Beissinger a annoncé une mise à jour de la structure des sanctions, soulignant que « nos adversaires s’adaptent et innovent » en créant de nouvelles sociétés fictives.
La plupart des sanctions américaines sont appliquées à des individus, entreprises et entités inscrits sur la liste des « ressortissants spécialement désignés », qui compte des dizaines de milliers de noms interdits d’accès au système financier en dollars, avec gel de leurs avoirs. Toute personne traitant avec ces entités s’expose aux mêmes sanctions.
Modernisation et objectifs des sanctions
Beissinger a précisé que pour renforcer la sécurité nationale, le Trésor adapte son programme de sanctions aux réalités du XXIe siècle. « Nous réexaminons les anciennes désignations abandonnées pour aider les institutions financières à se concentrer sur les schémas les plus complexes de financement du terrorisme et d’évasion des sanctions », a-t-il expliqué.
Il a insisté sur le fait que les sanctions les plus efficaces sont celles qui sont offensives et ciblées, mettant en garde contre les conséquences inattendues d’un maintien prolongé des sanctions sans évolution. « Les sanctions visent à changer les comportements, pas à punir les populations. Leur maintien pendant des années sans changement tangible peut engendrer des effets durables sur plusieurs générations, dont il est presque impossible de prévoir l’ampleur », a-t-il conclu.
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