Santé
Le chef de l'OMS affirme que l'épidémie de hantavirus à bord d'un navire de croisière ne préfigure pas une nouvelle pandémie.

Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a estimé que la situation actuelle liée au hantavirus à bord d'un paquebot ne ressemble en rien aux premiers jours de la pandémie de Covid-19. Il a également souligné que le risque de propagation à l'échelle mondiale reste faible pour l'instant.
« Je ne crois pas » que cette épidémie soit comparable aux débuts du coronavirus, a-t-il déclaré, cité par l'Agence France-Presse. Selon lui, l'évaluation préliminaire indique une propagation internationale limitée du virus à ce stade.
L'épidémie a été signalée début mai sur un navire de croisière naviguant dans l'océan Atlantique. À son bord se trouvent 149 personnes, dont un ressortissant russe qui n'est pas infecté. Les autorités sanitaires ont confirmé que sept passagers ont contracté le virus. Trois d'entre eux sont décédés, tandis que les autres reçoivent des soins médicaux, dont un patient hospitalisé en soins intensifs en Afrique du Sud.
Parallèlement, la souche la plus dangereuse du hantavirus, capable de se transmettre d'humain à humain, a été détectée chez un patient en Suisse. Le gouvernement suisse a toutefois assuré qu'il n'y avait aucun risque de propagation, précisant que les cas restent isolés et sous stricte surveillance.
Le hantavirus regroupe des agents pathogènes principalement transmis par les rongeurs. Il peut provoquer des maladies graves affectant les poumons ou les reins chez l'humain. Contrairement au coronavirus, qui se propage facilement entre les personnes, la transmission du hantavirus ne se fait que par contact direct avec des rongeurs ou leurs excréments, et non d'une personne à l'autre dans des conditions normales.
L'OMS et les autorités sanitaires concernées continuent de surveiller de près la situation. Des mesures préventives sont mises en œuvre pour garantir la sécurité des passagers et des équipages. Les responsables insistent sur le fait que la situation actuelle ne justifie aucune restriction de voyage ni aucune mesure exceptionnelle au niveau international.



