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Santé

Qualité des muscles du haut du corps liée à un moindre risque cardiaque

Une étude révèle que la qualité musculaire du dos et de la poitrine réduit les risques d'infarctus et de mortalité sur dix ans.

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Qualité des muscles du haut du corps liée à un moindre risque cardiaque
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Une récente étude met en lumière un lien entre la qualité des muscles du haut du corps et une diminution du risque d'infarctus du myocarde ainsi que de décès, soulignant le rôle potentiel de l'activité physique dans la prévention des maladies cardiovasculaires.

Les chercheurs ont observé que les individus présentant une masse musculaire de meilleure qualité au niveau des muscles dorsaux et pectoraux étaient moins susceptibles de subir un infarctus ou de décéder durant une période de suivi de dix ans.

Ces conclusions proviennent d’une étude publiée dans la revue Radiology, où les auteurs ont utilisé des techniques d’intelligence artificielle pour analyser les images de tomodensitométrie (TDM) de 1722 patients participant à une étude d’imagerie cardiaque en Écosse.

Les patients, âgés en moyenne de 58 ans, avaient passé des examens entre 2010 et 2014 en raison de douleurs thoraciques, puis ont été suivis pendant dix ans pour enregistrer les cas d’infarctus et de décès. Durant cette période, 133 patients sont décédés et 106 ont subi un infarctus, certains mortels.

Les chercheurs ont défini un indicateur nommé « atténuation musculaire squelettique », mesuré par TDM, qui reflète la qualité musculaire : des valeurs faibles indiquent une infiltration grasse accrue dans les muscles, donc une qualité musculaire moindre. Ils ont constaté qu’une amélioration de cet indicateur était associée à une réduction du risque d’infarctus et de mortalité.

Le rôle inattendu de la musculation sur la santé cardiaque

Les images analysées montraient les muscles du haut du corps, notamment les muscles du dos, le grand pectoral et les muscles intercostaux, dans le cadre d’une angiographie coronarienne par tomodensitométrie (CCTA).

Les scientifiques ont précisé que ce n’était pas la taille des muscles qui influençait le risque, mais leur qualité et leur composition. Ils expliquent que des muscles de meilleure qualité reflètent généralement un niveau d’activité physique plus élevé, ce qui a un impact positif sur la santé cardiovasculaire.

Le professeur Brian Williams, directeur scientifique et médical de la British Heart Foundation, a indiqué que les personnes avec une masse musculaire plus importante sont souvent plus actives physiquement, ce qui améliore la santé cardiaque. Il a ajouté que la pratique régulière d’exercices peut réduire jusqu’à un tiers le risque de maladies cardiaques.

Les chercheurs ont aussi relevé qu’une augmentation de 10 points dans la qualité musculaire correspondait à une baisse de 31 % du risque d’infarctus et de 39 % du risque de décès sur la période de suivi, même après ajustement pour l’âge, le sexe et la calcification artérielle.

Par ailleurs, l’étude n’a pas trouvé de lien net entre la quantité de graisse corporelle et le risque d’infarctus, ce qui souligne l’importance de se concentrer sur la qualité musculaire plutôt que sur le poids seul.

La professeure Michelle Williams, chercheuse principale de l’étude, a expliqué que ces résultats ouvrent la voie à une meilleure compréhension du rôle des muscles dans la santé cardiaque. Elle a cependant insisté sur la nécessité de poursuivre les recherches, notamment pour évaluer l’impact de différents types d’exercices comme le cyclisme, la planche ou le Pilates sur la qualité musculaire et la santé cardiovasculaire.

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