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Des cyclistes féminines sont accusées d’ajouter des rembourrages à leurs soutiens-gorge afin d’augmenter artificiellement leur poitrine et de réduire la traînée aérodynamique, une pratique qualifiée de « carénage thoracique » par les experts.

Le cyclisme féminin traverse actuellement un scandale inhabituel : certaines concurrentes seraient soupçonnées d’intégrer des rembourrages dans leurs soutiens-gorge pour modifier délibérément la forme de leur poitrine et influencer l’écoulement de l’air autour de leur corps. Ce procédé, désigné sous le terme technique de « carénage thoracique », serait susceptible de réduire la traînée et d’offrir un avantage compétitif non autorisé en course.
Des spécialistes expliquent qu’un volume mammaire plus réduit favoriserait la formation d’une zone d’air stagnante au niveau de l’abdomen, augmentant légèrement le coefficient de traînée. Bert Blocken, professeur d’aérodynamique à l’université Heriot-Watt, en Écosse, a indiqué au quotidien britannique The Telegraph que ce carénage pourrait abaisser la traînée jusqu’à 3,6 %.
Ce gain, bien que modeste en apparence, revêt une importance décisive dans une discipline où chaque fraction de seconde compte. Il est donc considéré comme une infraction aux principes d’équité sportive.
La pratique a été révélée pour la première fois le mois dernier par le journal néerlandais WielerFlits. Son écho a été immédiat sur le circuit cycliste féminin. Le 4 août, les coureuses engagées dans cette édition du Tour de France ont subi un contrôle supplémentaire de leurs tenues. Aucune confirmation n’a été rendue publique quant à la détection effective de rembourrages mammaires, mais l’initiative témoigne d’une volonté claire des organisateurs de dissuader ce recours.
« Une attention particulière sera portée au respect de l’article 1.3.032 du règlement de l’Union cycliste internationale, notamment concernant les éléments non essentiels ainsi que les vêtements ou autres accessoires utilisés par le coureur — y compris, sans s’y limiter, les casques, les lunettes, les chaussures ou les dispositifs de communication pendant la course — susceptibles de modifier la morphologie du cycliste », précise un communiqué officiel du Tour de France.
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