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Cinq robots révolutionnent la médecine moderne
Cinq robots — da Vinci, LightStrike, TUG, HAL et PARO — transforment déjà la chirurgie, la désinfection, la logistique hospitalière, la rééducation et le soutien thérapeutique.

Pendant des décennies, l’idée d’un robot opérant dans une salle d’intervention relevait davantage de la science-fiction que de la pratique médicale.
Aujourd’hui, ce scénario est devenu réalité, discrètement mais concrètement : des robots exécutent des fonctions essentielles dans les salles d’opération, les services hospitaliers, les centres de rééducation et même les couloirs des établissements de santé à travers le monde.
Certains assistent les chirurgiens avec une précision accrue, d’autres désinfectent les chambres, transportent des fournitures, accompagnent les patients en rééducation ou apaisent les personnes en détresse.
Voici cinq robots déjà déployés dans le système de santé et qui y produisent un impact mesurable.
1. Le système chirurgical da Vinci
Développé par Intuitive Surgical, le système chirurgical da Vinci est le robot opératoire le plus largement utilisé au monde. Approuvé par la Food and Drug Administration des États-Unis depuis l’an 2000, il est désormais mis en œuvre dans plusieurs spécialités médicales.
Lors d’une intervention, le chirurgien pilote des bras robotiques équipés d’instruments miniaturisés tout en observant le champ opératoire via un système de vision tridimensionnel.
Ces instruments offrent une mobilité supérieure à celle de la main humaine, tandis que le système compense naturellement les tremblements involontaires du praticien, garantissant ainsi une stabilité critique lors de gestes délicats.
Les professionnels recourent au da Vinci pour des interventions en urologie, gynécologie, chirurgie cardiothoracique, chirurgie colorectale et chirurgie générale.
2. Le robot Xenex LightStrike
Les infections nosocomiales constituent toujours un défi majeur, notamment lorsque des germes pathogènes persistent sur les surfaces après le départ d’un patient.
Le robot Xenex LightStrike a été conçu pour répondre à cette menace en offrant aux établissements de santé une méthode complémentaire de désinfection.
Cet appareil portable utilise des impulsions de lumière ultraviolette à spectre complet afin d’éliminer les micro-organismes infectieux présents dans les chambres hospitalières. Il désinfecte une pièce entière en quelques minutes, sans recourir à aucun agent chimique.
LightStrike fait partie des programmes de maîtrise des infections dans des centres de santé de premier plan, dont la Mayo Clinic. Son objectif est de contribuer à la réduction des infections associées aux soins et à la protection des patients comme du personnel médical.
À la différence d’un robot chirurgical, son action s’exerce généralement à distance du patient, mais elle influe directement sur la sécurité des soins.
3. Le robot TUG
Les hôpitaux sont des structures complexes où médicaments, repas, linge, matériel et autres ressources doivent circuler en continu entre les services.
Ce transport répétitif et physiquement exigeant éloigne fréquemment les infirmières et autres agents des tâches cliniques prioritaires.
Le robot TUG prend en charge une partie de cette charge logistique en parcourant de manière autonome les couloirs hospitaliers pour livrer les biens nécessaires. Il s’agit d’un robot de service à conduite autonome, capable de naviguer sans qu’un opérateur ne le guide à chaque étape.
Son rôle peut sembler moins spectaculaire que celui d’un robot présent en salle d’opération, mais il résout un problème opérationnel fondamental.
4. L’exosquelette Cyberdyne HAL
La reprise de la marche après un accident vasculaire cérébral ou une lésion médullaire implique souvent un long processus de rééducation exigeant.
De nombreux patients éprouvent des difficultés à réaliser les mouvements requis pendant les séances de kinésithérapie, ce qui limite leur capacité à s’entraîner efficacement.
L’exosquelette assistif hybride Cyberdyne, couramment désigné sous le nom de HAL, est conçu pour accompagner les patients durant leur rééducation.
Cette assistance permet d’intégrer la marche dans un programme structuré de rééducation. Contrairement à un dispositif qui déplacerait passivement le corps, HAL interprète et amplifie l’intention motrice propre au patient.
5. Le robot thérapeutique PARO
PARO illustre qu’un robot médical n’a pas besoin d’effectuer des gestes chirurgicaux ni de transporter du matériel pour contribuer activement aux soins.
Conçu comme compagnon thérapeutique, il prend la forme d’un petit phoque, doté d’une fourrure douce, de mouvements apaisants et de sons réactifs destinés à reproduire la présence rassurante d’un animal vivant.
Il permet d’engager des patients qui réagissent peu facilement à l’interaction humaine. Ses mouvements et ses piaillements s’adaptent en temps réel à la personne qui l’approche, offrant ainsi aux soignants un outil supplémentaire pour atténuer la détresse et favoriser l’implication.
PARO complète les soins cliniques sans remplacer le contact humain. Il constitue une alternative non pharmacologique pour calmer les patients, évitant ainsi un recours systématique à la sédation ou à la contention.
Un rôle croissant dans les soins de santé
Ensemble, ces cinq dispositifs montrent à quel point les robots sont déjà intégrés dans divers domaines de la médecine : de la chirurgie ultra-précise et la lutte contre les infections à la logistique hospitalière, la rééducation physique et le soutien thérapeutique.
Le domaine continue d’évoluer. En juillet 2026, des robots humanoïdes ont réalisé, pour la première fois, des cholécystectomies laparoscopiques en direct sur un patient.
Les robots médicaux rendent le plus grand service lorsqu’ils prennent en charge des tâches répétitives, extrêmement précises ou potentiellement dangereuses, tandis que médecins et infirmiers conservent leur rôle central dans le jugement clinique, l’empathie et la relation humaine.
La question n’est plus de savoir si les robots entreront dans les soins de santé : ils y sont déjà. La véritable interrogation porte désormais sur l’étendue de l’aide qu’ils seront capables d’apporter.





