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Lenacapavir et cabotegravir : une alternative pour le VIH résistant

Une étude de l'UCSF démontre l'efficacité d'une association thérapeutique longue durée contre les infections à VIH résistantes aux traitements standards.

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Lenacapavir et cabotegravir : une alternative pour le VIH résistant
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Des chercheurs de l'Université de Californie à San Francisco ont identifié une nouvelle option thérapeutique longue durée susceptible d'aider les patients dont le virus résiste aux médicaments couramment utilisés. Cette approche vise spécifiquement les personnes éprouvant des difficultés avec la prise quotidienne de comprimés, un profil fréquent dans la gestion du VIH.

Contrairement aux pilules journalières, les traitements injectables ou implantables s'administrent à intervalles de plusieurs semaines ou mois. Actuellement, la seule combinaison approuvée associe le cabotegravir à la rilpivirine. Or, le VIH peut développer une résistance à la rilpivirine et aux molécules apparentées, ce qui restreint son usage. De plus, cette dernière substance n'est pas accessible dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.

Remplacement par le lenacapavir

L'étude propose de substituer la rilpivirine par le lenacapavir, un médicament à action prolongée ciblant le VIH via un mécanisme distinct. Les résultats, publiés le 8 octobre dans JAMA Network Open et financés par les National Institutes of Health, indiquent que tous les participants ont atteint et maintenu un contrôle viral sous traitement.

Monica Gandhi, professeure de médecine à l'UCSF et auteure principale des travaux, a souligné que les cliniciens utilisent déjà cette association sans données probantes suffisantes. Elle précise qu'il s'agit du plus grand groupe étudié sur cette combinaison, offrant ainsi davantage de confiance aux professionnels de santé.

Résultats cliniques sur 46 patients

L'équipe de la Ward 86 HIV Clinic a suivi 46 individus recevant du lenacapavir et du cabotegravir en formulation longue durée. Près des trois quarts présentaient un type de résistance limitant l'usage de la combinaison approuvée, tandis que plus de la moitié avaient une charge virale détectable au début du protocole.

Tous les participants ayant commencé avec une charge virale détectable ont vu celle-ci contrôlée en moins de 13 semaines. Ceux dont le virus était déjà maîtrisé ont conservé cet état. Après un suivi médian proche de deux ans, l'ensemble du groupe présentait des charges virales indétectables, objectif principal de la thérapie anti-VIH.

Cette association n'est pas encore homologuée comme traitement contre le VIH et l'étude ne comportait pas de comparaison directe avec d'autres protocoles existants.

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