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Le trou de la couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique a atteint 25 millions de km² le 12 septembre, soit 5 millions de km² de plus que la moyenne saisonnière, selon les mesures de la service Copernicus pour la surveillance de l’atmosphère (CAMS).

Des observations réalisées par le service Copernicus pour la surveillance de l’atmosphère (CAMS) révèlent une expansion soudaine et marquée du trou de la couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique durant la première quinzaine de septembre.
Le 12 septembre, sa superficie s’élevait à 25 millions de kilomètres carrés, dépassant de 5 millions de km² la moyenne habituelle pour cette période. En août, l’évolution restait conforme aux tendances historiques, avec une extension progressive jusqu’à environ 15 millions de km². Une accélération nette s’est produite dès le début de septembre.
La directrice de CAMS, Laurence Rouil, souligne que ces résultats mettent en lumière la complexité des interactions entre les perturbations d’origine humaine et les facteurs naturels. La couche d’ozone protège les formes de vie terrestres en absorbant une grande partie des rayonnements ultraviolets solaires, principaux responsables des cancers de la peau.
Pendant près de cinquante ans, les émissions anthropiques ont entraîné un amincissement progressif de cette couche, particulièrement visible au-dessus de l’Antarctique, où un trou se reforme chaque printemps austral, entre septembre et novembre.
Les scientifiques attribuent cet élargissement inhabituel à une chute brutale des températures stratosphériques. Ce refroidissement favorise la formation de nuages polaires stratosphériques, qui, sous l’effet de la lumière solaire, activent des réactions chimiques impliquant des halogènes — notamment le chlore, le fluor et l’iode — conduisant à la destruction de l’ozone.
« L’évolution du trou antarctique peut varier fortement d’une année à l’autre, en fonction d’un ensemble de paramètres météorologiques et chimiques », précise Laurence Rouil. « Bien que son extension se soit accélérée tôt en septembre cette année, d’autres indicateurs demeurent proches des moyennes historiques. »
Cette observation intervient peu après l’annonce de CAMS selon laquelle août 2026 a été le mois le plus chaud jamais enregistré à l’échelle mondiale, avec une température moyenne de 16,96 °C, dépassant de 0,01 °C le précédent record établi en juillet 2023. Le mois d’août 2026 a également enregistré la température moyenne la plus élevée jamais observée à la surface des océans, un signe clair de renforcement du phénomène El Niño.



