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Un navire sans pilote de la Marine américaine a secouru deux pilotes d’hélicoptère tombés en mer près du détroit d’Hormuz.

Un navire de surface sans pilote de la Marine américaine a réussi à sauver deux pilotes de l’Armée après le crash de leur hélicoptère AH-64 Apache près d’Oman lundi. Les autorités qualifient cette opération de première utilisation connue d’un bateau-drone dans une mission militaire réelle de recherche et sauvetage.
Le sauvetage s’est déroulé à proximité du détroit d’Hormuz, une voie maritime stratégique au cœur des tensions entre les États-Unis et l’Iran. Selon le Commandement central américain (CENTCOM), les deux membres d’équipage ont été localisés en environ deux heures et se trouvent dans un état stable.
L’incident a rapidement suscité l’attention après qu’un message du président Donald Trump sur les réseaux sociaux a affirmé que des forces iraniennes avaient abattu l’hélicoptère lors d’une patrouille. Il a également annoncé des frappes américaines contre des cibles en Iran.
Ce sauvetage illustre le rôle croissant des systèmes autonomes dans les opérations militaires, notamment dans des zones maritimes dangereuses où la rapidité d’intervention est cruciale.
Le bateau-drone Corsair, déployé par la Task Force 59 de la Marine américaine, a pris en charge cette opération. Ce groupe, basé à Bahreïn, a été créé pour intégrer davantage de technologies autonomes aux forces militaires régulières au Moyen-Orient.
Le capitaine Tim Hawkins de la Marine américaine a indiqué que le bateau-drone a localisé les deux soldats après environ deux heures passées dans l’eau. CENTCOM a précisé que le sauvetage s’est achevé à 19h33 EDT lundi.
« Les efforts de sauvetage ont été dirigés par le Commandement central des forces navales américaines et la 82e division aéroportée, avec le soutien des unités de l’Armée de l’Air et de la Marine, notamment la Task Force 59 de la 5e flotte américaine », a ajouté le communiqué.
Cette opération a démontré la capacité des navires sans équipage à accomplir des missions traditionnellement réalisées par des hélicoptères, des navires ou des équipes de secours. Les responsables militaires explorent l’utilisation des systèmes autonomes pour la surveillance, la logistique et la sécurité, mais c’est la première fois que leur emploi dans un sauvetage est rendu public.
Le bateau-drone Corsair est fabriqué par Saronic Technologies, une entreprise de défense basée au Texas. Long de 7,3 mètres, il ressemble à un hors-bord et est conçu pour opérer en mer sur de longues périodes.
Selon le fabricant, ce navire peut parcourir plus de 1 000 milles nautiques tout en transportant jusqu’à 453,5 kilogrammes. Il peut également atteindre une vitesse de 35 nœuds.
La Marine américaine a fortement investi dans cette plateforme. En décembre 2025, Saronic a obtenu un contrat de 392 millions de dollars pour fournir des navires autonomes Corsair.
La Task Force 59 a commencé à déployer ces drones au Moyen-Orient fin mars, selon Tim Hawkins. Depuis, ces navires ont été utilisés dans diverses opérations de sécurité dans la région.
Ce sauvetage réussi intervient alors que les forces américaines intensifient l’usage des plateformes autonomes dans la zone d’opérations du CENTCOM. La Task Force 59 utilise des drones maritimes et aériens pour renforcer la surveillance et offrir aux commandants une meilleure connaissance de la situation régionale.
Les hauts responsables militaires soulignent régulièrement que les systèmes sans pilote facilitent le suivi des menaces et la surveillance des routes maritimes stratégiques. Depuis le début du conflit entre les États-Unis et l’Iran en mars, les commandants insistent sur le rôle des drones pour améliorer la vigilance en mer. Le sauvetage des pilotes d’Apache constitue désormais une nouvelle étape dans ce domaine.



