Liban
Le bureau du ministre de l'Énergie et de l'Eau, Jo Chadi, réagit au communiqué du député Acharaf Rifi affirmant que Tripoli est punie électriquement. Il rappelle les efforts constants pour améliorer la situation énergétique dans la ville.

Est sorti du bureau média du ministre de l'Énergie et de l'Eau Jo Chadi le communiqué suivant : « Nous regrettons qu’un communiqué soit publié par le député ami, le colonel Achraf Rifi, affirmant que Tripoli est punie électriquement, puisqu’elle reçoit seulement deux heures d’alimentation électrique par jour, tandis que d’autres régions en reçoivent davantage.
En premier lieu, celui qui connaît le mieux la place de Tripoli auprès du ministre Jo Chadi est précisément le colonel Rifi ; Chadi l’a visitée à quatre reprises, confirmant son engagement à corriger les injustices et les privations dont elle est victime.
En second lieu, lors de sa dernière visite lundi dernier, il a insisté sur la tenue d’une réunion ouverte avec les députés de la ville et les acteurs syndicaux, les informant des avancées concernant les installations, les raffineries, le gaz arabe, ainsi que l’usine de Dier Ammar, et de leurs impacts positifs sur l’économie locale et les opportunités d’emploi.
En troisième lieu, il leur a exposé la situation actuelle de production d’électricité et la bataille que mène le ministère afin que l’État, à travers ses ministères, institutions et administrations, règle les dettes accumulées à l’encontre de l’entreprise nationale d’électricité du Liban, s’élevant à environ 250 millions de dollars, afin de pouvoir traverser l’été en attendant une clarification du contexte au Liban et dans la région, notamment en raison de la guerre, de la crise du détroit d’Ormuz et de la situation actuelle des marchés pétroliers mondiaux.
En quatrième lieu, il leur a présenté les sept axes sur lesquels il travaille dans le secteur de l’électricité, tout en écoutant leurs préoccupations, questions et clarifications, y compris celles du colonel Rifi.
En cinquième lieu, concernant le rationnement, il leur a affirmé que l’entreprise nationale d’électricité traite tous les citoyens libanais sans discrimination, tout en insistant sur la nécessité de mettre fin au cycle du vol d’électricité ou au défaut de paiement, car cela nuit aux citoyens honnêtes et affecte la capacité de l’entreprise à assurer l’approvisionnement.
En sixième lieu, l’entreprise nationale d’électricité du Liban, après vérification suite à la plainte du colonel Rifi, a confirmé qu’il n’y a aucune discrimination entre Tripoli et les autres régions en matière d’alimentation, mais que la réalité de l’électricité est extrêmement difficile dans tout le Liban. Elle a confirmé cela dans son propre communiqué publié à ce sujet.
Le communiqué conclut en soulignant que « il y a quelques semaines, certains ont cherché à faire croire que Beyrouth était ciblée en matière d’eau et d’électricité, dans un but bien précis. Aujourd’hui, le colonel ami Rifi affirme que Tripoli est ciblée, alors que la vérité est que cette situation s’applique à l’ensemble du pays, en raison de l’héritage lourd laissé par le secteur de l’électricité, que le colonel Rifi connaît mieux que quiconque, tant en termes de causes que de facteurs. Nous travaillons nuit et jour depuis notre arrivée au ministère pour sortir le Liban de cette situation vers un avenir meilleur. Des signes encourageants de cet avenir meilleur commencent à apparaître, notamment avec l’arrivée du gaz à la centrale de Dier Ammar dans les prochains mois. Malgré tout, nous insistons sur le fait que la communication constante entre le ministre Chadi et le colonel Rifi, qui n’a jamais cessé, ne cessera pas, et que ce qui s’est passé ne ruinera pas la relation fraternelle entre eux. »



