Liban
Une frappe aérienne ciblée par les forces israéliennes contre la localité de Dier al-Zahrani, dans le sud du Liban, marque une évolution majeure dans les attaques contre le Hezbollah. L'unité Badr a vu ses cadres dirigeants principaux éliminés.

La frappe aérienne ciblée menée par les forces israéliennes contre la localité de Dier al-Zahrani, rattachée au district de Nabatiyeh, dans le sud du Liban, constitue une avancée significative dans le niveau des frappes israéliennes contre la milice du Hezbollah ces derniers temps.
Des sources israéliennes bien informées indiquent que cette frappe a réussi à cibler la cellule dirigeante solide de l'unité Badr, permettant d'éliminer quatre cadres importants de l'unité, chargés du secteur frontal au nord du fleuve Litani jusqu'à la frontière avec Israël.
Le centre de recherche Al-Ma estime que l'armée israélienne a accru son intensité militaire face aux incursions effectuées par la milice du Hezbollah, dépassant désormais les frappes roquettes pour se concentrer sur l'attaque des structures dirigeantes des unités militaires principales du Hezbollah, notamment l'unité Badr.
La frappe israélienne contre la localité de Dier al-Zahrani a permis d'éliminer le cadre important de l'unité Badr, Ali Muhammad Fakhr al-Din, connu sous le nom d'Abou Hassan Ala.
Fakhr al-Din, originaire de la localité de Younine en Békaa, est l'un des principaux ingénieurs des tactiques combatives de la région, ayant supervisé et dirigé plusieurs secteurs offensifs, ainsi qu'assuré directement la planification des opérations de drones suicidaires visant des points de concentration israéliens.
Cette opération n'était pas un simple ciblage individuel, mais bel et bien une frappe contre toute la cellule de direction et de coordination opérationnelle de l'unité Badr ; trois de ses adjoints et cadres opérationnels ont été tués avec lui sur place : Ali Hassan Hnajoul, connu sous le nom de Zakaria, Ali Muhammad Trablsi, et Hassan Abbas Harkous.
Le renforcement de la pression israélienne sur l'unité Badr s'explique par la valeur stratégique de l'entité géographique qu'elle contrôle, notamment le plateau d'Ali al-Taher.
Les services de renseignement israéliens considèrent ce plateau comme un nœud vital, où la milice a construit une infrastructure complexe, des tunnels stratégiques utilisés comme quartier général principal et entrepôts d'approvisionnement pour l'unité.
Des sources militaires bien informées révèlent qu'une tentative de l'unité Badr visant à reprendre l'initiative a consisté à neutraliser les forces israéliennes positionnées sur la ligne jaune à l'aide de drones suicidaires, causant des blessures graves à trois soldats israéliens.
Les sources ajoutent que cette tentative a été contrée par une stratégie israélienne contraire visant à vider cette zone stratégique de son poids dirigeant, afin d'empêcher le Hezbollah de réaliser une « victoire perçue » ou d'utiliser le plateau comme plateforme de pression opérationnelle et politique.
Les frappes ciblées ne se sont pas limitées à l'unité Badr, mais ont coïncidé avec une frappe parallèle contre l'unité élite al-Ridwan à Ansar, qui a entraîné la mort d'Ali Smail al-Hajj Hassan, commandant d'un bataillon de al-Ridwan, et de son accompagnateur Mohamed Youssef Atoui.
Ces évolutions sur le terrain, marquées par l'attaque contre les cadres de Badr et al-Ridwan, reflètent une décision claire d'Israël de priver les unités exécutives du parti de leurs cadres intermédiaires et secondaires essentiels.
Tel-Aviv mise sur cette stratégie pour priver la milice de sa capacité à coordonner rapidement, troubler sa chaîne de commandement et de contrôle, particulièrement dans le contexte des tentatives régionales en cours visant à exercer une pression sur le processus négocié et à imposer un nouveau statu quo sur tout le long de la frontière.
Irna News



