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Destruction des tunnels du Hezbollah à Ali al-Tahir : comment Israël a transporté 1 100 tonnes d'explosifs en profondeur au Liban ?

Un rapport israélien révèle une opération logistique sans précédent, ayant permis de transporter 1 100 tonnes d'explosifs en profondeur au Liban pour détruire une infrastructure secrète du Hezbollah dans les hauteurs d'Ali al-Tahir.

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Destruction des tunnels du Hezbollah à Ali al-Tahir : comment Israël a transporté 1 100 tonnes d'explosifs en profondeur au Liban ?
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Un rapport révèle une opération logistique israélienne sans précédent visant à transporter 1 100 tonnes d'explosifs en profondeur au Liban afin de détruire une infrastructure secrète du Hezbollah dans les hauteurs d'Ali al-Tahir.

Un rapport israélien publié par le site hébreu « Walla », détaille une vaste opération logistique et militaire menée par l'armée israélienne il y a environ un mois, visant à détruire l'infrastructure secrète du Hezbollah dans la région libanaise des « hauteurs d'Ali al-Tahir ».

Selon le rapport, les services de renseignement et d'ingénierie de la direction nord israélienne ont réussi à localiser les principales installations souterraines du Hezbollah dans la zone, dans une opération qualifiée de « sensible et critique ». L'opération a révélé un vaste projet d'ingénierie iranien construit pour servir la « force al-Ridwan », affiliée au Hezbollah, dans le but d'atteindre l'intérieur d'Israël.

Réseau de tunnels sur 5 kilomètres

Le rapport ajoute que la localisation de la première ouverture a permis aux unités d'ingénierie militaire (Yehalom) de détecter et de surveiller les autres ouvertures, ainsi qu'un réseau complexe de tunnels dépassant 5 kilomètres de longueur, où se cachaient des dizaines de combattants, tandis que les autres ont fui dans la panique.

Dans le cadre des préparatifs, le chef de la division technologie et logistique de l'armée israélienne, le général Rami Abudrahim, a insisté sur la nécessité de pénétrer profondément sur le territoire libanais et d'examiner personnellement les défis logistiques et d'ingénierie.

« Opération au sein d'une opération »

Le rapport décrit la mission comme une « opération au sein d'une opération », exigeant le transport de 1 100 tonnes de matières explosives sensibles sur une distance dépassant 30 kilomètres à l'intérieur du territoire libanais, incluant le franchissement du fleuve Litani et de la vallée de Sallouq, ainsi que la navigation sur des routes accidentées et rocheuses.

L'opération a fait face à de grands défis, notamment le risque d'alerte par des éléments du Hezbollah concernant les convois chargés d'explosifs, exposant ces derniers à des attaques par drones, missiles ou obus de mortier.

Préparatifs intensifs

Les préparatifs comprenaient un blindage spécial des explosifs dans les centres d'approvisionnement, le recrutement d'un nombre sans précédent de camions spécialement équipés pour la mission, ainsi que des équipes de commandement exceptionnelles travaillant durant les heures les plus difficiles de la nuit.

L'opération logistique a duré quatre semaines à compter de l'obtention de l'autorisation politique, et ses détails sont révélés pour la première fois.

Defis sur le terrain

Le rapport cite des officiers logistiques israéliens affirmant que « le point le plus éloigné où nous avons transporté une grande quantité d'explosifs était à 35 km à l'intérieur du territoire libanais, avec un souci constant : que se passerait-il si un drone attaquait le camion ? ». Environ 100 tonnes ont été transportées quotidiennement en moyenne vers la région de Rabb al-Taher, dans des conditions de sécurité extrêmement complexes, où les forces opéraient dans une zone encore partiellement non sécurisée.

Faire face aux menaces

Le rapport révèle que des éléments du Hezbollah ont lancé des attaques simultanées par drones, missiles et tirs de roquettes contre les forces israéliennes pendant l'opération. Dans certains cas, les soldats israéliens ont dû s'appuyer sur des approvisionnements autonomes en nourriture, eau et munitions, largués par des drones.

Par ailleurs, le commandant de l'unité de munitions dans la région nord a déclaré : « L'avertissement pour fournir une grande quantité d'explosifs est arrivé vendredi, avec un avertissement très court. Dans toute autre situation, cette opération aurait pris un mois, mais nous nous sommes préparés en seulement 48 heures ».

Il a ajouté : « Nous avons appelé notre opération le « Cercle du Nord », rapide comme la Formule 1 – nous avons mesuré les temps depuis l'arrivée du camion jusqu'à son départ ».

Timing délicat

Pendant l'opération, le Hezbollah a tenté de comprendre ce que préparait l'armée israélienne dans les hauteurs d'Ali al-Tahir, tandis qu'Iran menaçait d'attaquer Israël si les tunnels étaient détruits, contenant des dizaines de combattants, sous pression politique croissante exercée sur le gouvernement israélien.

Les officiers logistiques de la brigade ont tenu trois séances d'évaluation quotidiennes avec leurs homologues de la direction nord pour contrôler le mouvement des convois et éviter les pannes.

À la fin du rapport, un officier déclare fièrement : « Le moment le plus important pour moi a été lorsque j'ai informé le commandant de brigade que nous avions introduit toutes les matières explosives au fond des ouvertures plusieurs heures avant l'échéance prévue ».

Il a ajouté : « Je n'ai pas de mots pour décrire ce qui se passe dans l'esprit d'un conducteur qui conduit 6 tonnes d'explosifs la nuit. Il sait à quel point cette mission est cruciale, et continue malgré l'épuisement qui le menaçait et les événements complexes sur la route ».

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