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Liban

Commission conjointe entre l'Office du fleuve Litani et le ministère de l'Industrie inspecte des abattoirs à Bdinayl et constate des infractions environnementales et opérationnelles

Une inspection conjointe menée le 1er septembre 2026 par la Commission nationale du fleuve Litani et le ministère de l'Industrie a révélé plusieurs violations dans des abattoirs à Bdinayl, notamment en matière d'exploitation non autorisée et de gestion inadéquate des déchets.

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Commission conjointe entre l'Office du fleuve Litani et le ministère de l'Industrie inspecte des abattoirs à Bdinayl et constate des infractions environnementales et opérationnelles
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La commission conjointe entre l’Office national du fleuve Litani et le ministère de l’Industrie a effectué une inspection terrain conjointe le 1/9/2026 sur des abattoirs d’animaux à la commune de Bdinayl – district de Békaa, dans le but de vérifier leur situation juridique et opérationnelle, les méthodes de traitement des déchets générés par ces activités, ainsi que de s’assurer qu’aucun rejet de sang, de déchets ou d’eaux polluées ne se produise de manière préjudiciable à l’environnement et aux cours d’eau, dans le cadre des efforts continus visant à réduire les sources de pollution dans le bassin du fleuve Litani et à protéger ses ressources en eau.

Les constatations ont révélé des écarts marqués dans l’état des abattoirs, avec un certain nombre de remarques et d’infractions nécessitant une suite :

Abattoir Youssouf Aqil : Il a été constaté que l’abattoir est actuellement arrêté, avec un nouvel investisseur. La commission a demandé de ne pas entamer l’investissement avant la mise en place d’une station de traitement des eaux usées, tandis que le ministère de l’Industrie a exigé la signature d’un nouveau contrat d’exploitation au nom de l’investisseur actuel, afin d’assurer le respect des exigences légales et environnementales avant toute reprise de fonctionnement.

Abattoir Ali Hassan Ali Hassan : Il a été établi que l’abattoir n’est pas autorisé et est actuellement arrêté dans ses activités d’abattage, selon les déclarations du propriétaire, tout en présentant encore des traces de sang à l’intérieur. Le propriétaire a précisé que son activité actuelle se limite à l’achat, au découpage et à la vente de viande, et qu’il n’a pas été possible de prélever des échantillons en raison de l’absence d’abattage pendant l’inspection.

Abattoir Mohamed Abdou al-Ramh : Il a été constaté que l’abattoir n’est pas autorisé et fonctionne normalement pour l’abattage et le découpage, malgré une décision antérieure de fermeture émise par le ministère de l’Industrie. Une station de traitement des eaux usées est présente sur place, mais des échantillons seront prélevés ultérieurement pour vérifier l’efficacité du traitement et la qualité des eaux rejetées.

Abattoir Ghayth Ali Hassan : Il a été constaté que l’abattoir n’est pas autorisé et continue à fonctionner malgré une décision antérieure de fermeture du ministère de l’Industrie, avec des activités d’abattage et de découpage en cours. Les eaux usées issues de l’activité sont rejetées dans des fosses de sédimentation. La suite sera assurée par la prise d’échantillons ultérieurs et l’évaluation de la qualité des eaux rejetées.

Abattoir Zahir Aqil : Il a été constaté que l’abattoir n’est pas autorisé et est actuellement arrêté. Le propriétaire a indiqué qu’il était en cours de finalisation de son dossier auprès du ministère de l’Industrie. Par ailleurs, une nouvelle station de traitement a été installée à l’intérieur de l’abattoir, dont la prête à fonctionner et son efficacité devront être vérifiées par un test opérationnel et la prise d’échantillons avant toute autorisation de reprise d’activité conforme aux règles.

Abattoir Abbas Tawfiq Suleiman : Il a été constaté que l’abattoir est autorisé et dispose d’une station de traitement des eaux usées, avec un rejet des eaux traitées dans le réseau d’assainissement. Les déchets solides sont transportés vers la décharge de Zahlé. La commission a demandé au propriétaire de boucher un orifice existant sur les canalisations de la station de traitement afin d’éviter tout rejet externe potentiel.

L’Office national du fleuve Litani a souligné que les inspections ne se limitent pas à relever les infractions, mais visent aussi à garantir l’élimination des sources de pollution et le traitement adéquat des déchets produits avant leur rejet. La surveillance terrain sera poursuivie, avec la prise d’échantillons dans les abattoirs en fonctionnement ou après reprise d’activité des abattoirs arrêtés, ainsi que l’analyse laboratoire nécessaire pour vérifier si les eaux rejetées respectent les normes environnementales en vigueur.

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