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Tensions sécuritaires à Kefriya et Foua après la mort d’un combattant

Des arrestations ciblent des combattants étrangers à Kefriya et Foua, dans le nord d’Idlib, après la mort d’un ressortissant non syrien, tandis que des groupes ouzbeks refusent toujours de s’intégrer au ministère syrien de la Défense.

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Tensions sécuritaires à Kefriya et Foua après la mort d’un combattant
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Des tensions sécuritaires se sont intensifiées dans les localités de Kefriya et Foua, situées dans le nord de la province d’Idlib, suite au décès d’un combattant étranger. Selon des sources locales syriennes, une campagne d’arrestations a été lancée contre des individus de nationalité étrangère, notamment des ressortissants ouzbeks.

Ce climat reflète un conflit non déclaré entre les autorités syriennes et des combattants étrangers qui avaient, durant la révolution syrienne, combattu aux côtés d’éléments actuels du ministère de la Défense. Le refus persistant de ces combattants de rejoindre officiellement les structures du ministère alimente des incidents récurrents, y compris des menaces de départ formulées par ceux d’entre eux déjà intégrés aux formations militaires gouvernementales.

Des sources locales d’Idlib ont indiqué à RT qu’un état d’alerte sécuritaire avait été déclenché dans les deux localités après l’intervention des forces de sécurité intérieure. Celles-ci ont procédé à l’arrestation de plusieurs personnes détenant des passeports étrangers, dont des citoyens ouzbeks.

Ces mesures font suite à la mort d’un individu non syrien sur place, ainsi qu’à l’interpellation d’autres personnes accusées d’appartenir à l’organisation État islamique. Les sources locales soulignent que cette escalade s’inscrit dans un contexte plus large de tensions autour du statut des combattants ouzbeks présents en Syrie en dehors de toute structure militaire officielle liée au gouvernement.

Ces derniers, comme d’autres combattants originaires de divers pays, rejettent catégoriquement leur intégration dans les forces armées syriennes et maintiennent leur autonomie opérationnelle, avec des objectifs distincts de ceux des forces gouvernementales.

Le 6 juin dernier, le rassemblement des combattants ouzbeks en Syrie avait publié une déclaration publique exprimant son rejet total de toute incorporation au sein du ministère de la Défense syrien. Le texte précisait qu’il procéderait au retrait immédiat de ses membres déjà engagés dans les unités gouvernementales.

Les combattants étrangers sont présents à Kefriya et Foua depuis juillet 2018, après l’évacuation forcée des habitants originels — majoritairement issus de la minorité chiite syrienne — dans le cadre de l’accord dit des « quatre villes ». Depuis, des combattants originaires d’Asie centrale, du Caucase et de la région ouïgoure se sont installés dans ces localités, où ils sont désignés localement sous le terme « étrangers ». Ils ont pris le contrôle de logements et de terres agricoles.

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