Liban
Les habitants de la commune de Mieh Mieh ont déposé une plainte auprès du ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, s'opposant au projet d'installation de décharges pour non-résidents sur le terrain numéro /467/ appartenant à l'association de Sidon.

Les enfants de la commune de Mieh Mieh ont déposé une plainte auprès de Son Excellence le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, dans laquelle ils expriment leur opposition au projet d'installation de décharges pour non-résidents sur le terrain numéro /467/ de la zone foncière de Mieh Mieh, propriété de l'association de Sidon.
Les signataires de la plainte, parmi lesquels figurent les quatre cheikhs de la commune, ont indiqué qu'ils avaient constaté, à une date antérieure, l'exécution d'ouvrages sur le terrain mentionné, qui est classé à usage agricole, situé dans une zone géographiquement basse entourée de cours d'eau naturels et proche de plusieurs terrains et bâtiments habités. Ils ont souligné que ces travaux comprenaient des fouilles, nivellements, l'utilisation d'équipements lourds et la construction de murs de soutènement, tout en étant accompagnés de rumeurs sérieuses concernant la préparation du terrain à être utilisé comme décharge.
Ils ont fait remarquer qu'en l'absence d'un communiqué officiel précisant la nature du projet, son usage prévu et le fondement juridique des travaux réalisés, une délégation représentant diverses entités religieuses, politiques, sociales, les cheikhs et les forces municipales de Mieh Mieh s'est rendue le 20 juillet 2026 auprès de la municipalité afin de demander des éclaircissements sur la réalité du projet et la présence ou non de permis ou autorisations liées à celui-ci. Selon la plainte, la municipalité a affirmé lors de la réunion qu'elle n'avait pas délivré de permis pour les travaux en cours, ni aucun permis antérieur enregistré concernant le projet en cours de discussion, sans toutefois trancher définitivement sa position quant à toute demande future pouvant être présentée pour utiliser le terrain comme décharge.
La plainte ajoute que deux délégations d'habitants de la commune se sont rendues, les 23 et 28 juillet 2026, auprès de Sa Sainteté le patriarche maronite catholique de Sidon et de Qadisha, Monseigneur Élie Bchara Haddad, dans la cathédrale de Sidon, où ils ont exposé les faits relatifs aux travaux en cours sur le terrain numéro /467/ ainsi que leurs préoccupations. Lors de ces rencontres, Sa Sainteté a exprimé son inquiétude face au projet et son refus de toute action susceptible de nuire à l'intérêt général de la commune de Mieh Mieh ou d'affecter négativement son avenir, ses intérêts et son identité, confirmant qu'il suivrait ce dossier avec les autorités compétentes et concernées afin d'aboutir à une solution préservant les droits des habitants de la commune.
Les signataires de la plainte ont également indiqué qu'à la suite d'une manifestation pacifique organisée par les habitants de la commune devant le siège de la municipalité le samedi 25 juillet 2026, pour affirmer leur attachement à la protection de l'intérêt général, malgré la poursuite des travaux sans permis. Le même jour, la municipalité a publié un communiqué officiel déclarant son refus de toute action susceptible de nuire à l'intérêt général de la commune et de ses habitants.
La plainte précise également que, le 27 juillet 2026, une délégation d'habitants de la commune s'est rendue chez l'ancien membre de la coalition du développement et de la libération, député Ali Assirian, dans sa résidence, où il a indiqué, en tant que membre de l'association de Sidon propriétaire du terrain, son intention d'installer des décharges, ce que les signataires de la plainte ont interprété comme une confirmation de la gravité de leurs préoccupations. Ils ont ajouté qu'ils rejetaient le projet de création d'une bande arborée pour masquer le site, estimant que leur opposition portait principalement sur les impacts urbains, environnementaux et sanitaires du projet.
Les habitants de la commune de Mieh Mieh ont insisté, dans leur plainte, sur leur refus catégorique et définitif de tout projet visant à créer, instaurer ou agrandir des décharges destinées à des non-résidents sur le terrain numéro /467/ ou tout autre terrain situé dans le périmètre de la commune, quelle que soit la propriété, en insistant sur le fait qu'aucun travail physique ne peut constituer un droit acquis, et qu'il ne doit pas servir à imposer un fait accompli.
Ils ont exigé que les autorités compétentes s'abstiennent de délivrer ou de valider tout permis autorisant l'installation de décharges pour non-résidents sur leurs terres, que les travaux en cours soient immédiatement arrêtés, que l'accès au terrain soit scellé avec du cire rouge en coordination avec les autorités judiciaires, et que toutes mesures nécessaires soient prises pour empêcher la création de tout cimetière sur le terrain mentionné ou tout autre terrain voisin, tout en considérant cet acte comme une expression claire de la volonté des habitants de la commune et comme lié à toute procédure actuelle ou future à ce sujet.
Les signataires concluent en affirmant que leur position repose exclusivement sur la protection de l'intérêt général et de l'identité de la commune, sans viser aucune entité ou communauté particulière, mais visant à préserver les droits des habitants et à empêcher toute décision portant atteinte à leur avenir sans leur consentement.
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