Liban
Entente libano-syrienne pour renforcer le transport régional
Les ministres libanais et syrien des Transports ont convenu de renforcer la coopération dans le secteur du transport, notamment par la réactivation du lien ferroviaire entre les deux pays et le développement des passages terrestres. Cette initiative vise à faciliter le transit des marchandises et des voyageurs, stimuler le commerce et renforcer l'intégration logistique régionale.

Le ministre libanais des Travaux publics et des Transports, Faïez Rassamni, accompagné d'une délégation libanaise, a effectué une visite officielle en République arabe syrienne, consacrée à l'examen des moyens de renforcer la coopération entre le Liban et la Syrie dans le secteur des transports, notamment les transports routiers et ferroviaires, ainsi que le développement des liens entre les deux pays, afin de faciliter la circulation des passagers et des marchandises, dynamiser les échanges commerciaux et renforcer l'intégration logistique régionale. À son arrivée au siège du ministère syrien des Transports, le ministre Rassamni et la délégation libanaise ont été accueillis par leur homologue syrien, le ministre des Transports Yaroub Bader, suivi d'une cérémonie officielle, puis d'une réunion ministérielle élargie entre les deux délégations sous la présidence des ministres Rassamni et Bader, qui a abordé la réactivation du lien ferroviaire entre les deux pays, le développement des passages terrestres, la facilitation de la circulation et du commerce, ainsi que les perspectives de création d'un réseau de transport interconnecté reliant le Liban aux pays de la région.
La délégation libanaise comprenait, outre le ministre Rassamni, le conseiller du président du Conseil des ministres Sadiq Arnaout, le conseiller adjoint du vice-président du Conseil des ministres Samer Hadra, le président du conseil d'administration et directeur général de l'Administration des chemins de fer et des transports collectifs, ingénieur Ziad Chia, le directeur du port de Tripoli, docteur Ahmed Tamer, l'ingénieur consultant technique du projet de chemin de fer Tripoli–Al-Aboudi, ingénieur Rami Khouri, et le conseiller du ministre des Travaux publics et des Transports, Drid Abou Saïd.
Rassamni
Lors de la réunion, Rassamni a souligné « l'importance de passer à un partenariat opérationnel dans le secteur des transports fondé sur des intérêts communs, de développer les options logistiques du Liban et de renforcer sa capacité d'accès aux marchés régionaux ».
Il a précisé que « l'accent est mis sur la réactivation et le développement du lien ferroviaire entre le Liban et la Syrie, notamment à partir du port de Tripoli via Al-Aboudi, jusqu'à la ligne ferroviaire syrienne, puis vers les pays de la région ».
Il a indiqué que « le développement de ce corridor permettrait de proposer des options de transport plus efficaces, de réduire leurs coûts, et d'ouvrir de nouvelles perspectives au Liban et à ses ports pour le commerce et le transit ».
Il a fait remarquer que « cette vision va au-delà du lien bilatéral pour s'inscrire dans un cadre régional plus large, permettant de relier le Liban, via le réseau syrien, à l'Irak, à la Jordanie, aux pays du Golfe et à la Turquie, et de tirer parti de la position géographique du Liban et de ses ports sur la Méditerranée orientale pour servir le commerce régional ».
Il a affirmé que « l'objectif est de soutenir la croissance économique, de renforcer les flux d'exportation et d'importation, de réduire les coûts de transport et de créer de nouvelles opportunités pour l'économie libanaise ».
Bader
Dans son intervention, Bader a insisté sur « l'importance de réactiver le lien ferroviaire entre la Syrie et le Liban », notant que « ce lien n'est pas un projet nouveau, mais s'appuie sur un passé historique où les réseaux ferroviaires syrien et libanais étaient interconnectés ».
Il a souligné « l'importance de relancer ce lien dans une vision plus globale des réseaux de transport régionaux », précisant que « le réseau ferroviaire syrien, après l'amélioration des tronçons nécessaires, permettra de développer les liaisons avec le Liban et plusieurs pays voisins, ouvrant ainsi un corridor terrestre et ferroviaire reliant la Méditerranée orientale aux marchés régionaux et du Golfe ».
Équipe technique mixte pour suivre le raccordement ferroviaire
Les deux parties se sont accordées sur la création d'une équipe technique libano-syrienne mixte composée d'experts, qui commencera dès les prochaines semaines à suivre les dossiers abordés, à étudier les options et les itinéraires techniques requis pour réactiver le lien entre les deux réseaux, et à actualiser les études précédentes selon les données actuelles, les projections de trafic et les exigences d'exécution.
Le chef de l'équipe pour le côté libanais est le président du conseil d'administration et directeur général de l'Administration des chemins de fer et des transports collectifs, ingénieur Ziad Chia, tandis que pour le côté syrien, il s'agit de Mohammad Rahal, adjoint au ministre des Transports pour les transports terrestres.
La réunion a également examiné le projet de raccordement ferroviaire entre le port de Tripoli et la frontière syrienne via Al-Aboudi jusqu'à Homs, considéré comme l'un des projets fondamentaux sur lesquels s'appuyer pour relier le port au réseau ferroviaire régional.
Passages terrestres
La réunion a abordé l'état des passages terrestres et les moyens de les améliorer et de faciliter les déplacements. Rassamni a indiqué que le passage d'Al-Aboudi devrait être rouvert dans environ une semaine, contribuant ainsi à alléger la pression et les embouteillages sur les autres passages, tout en traitant le projet de modernisation du passage de l'usine et les besoins en financement nécessaire à sa mise en œuvre.
Conférence de presse conjointe
À la suite de la réunion, les deux ministres, Rassamni et Bader, ont tenu une conférence de presse conjointe, lors de laquelle ils ont présenté les principaux points abordés lors des discussions et les résultats atteints, notamment l'accord sur le lancement du suivi technique conjoint du dossier du raccordement ferroviaire et la transformation des thèmes discutés en mesures concrètes et exécutables.
Rassamni a affirmé que « le Liban espère tirer parti de sa position géographique, de ses ports et de ses réseaux de transport régionaux pour construire des corridors plus efficaces vers les marchés arabes », insistant sur le fait que « l'ambition dépasse le simple raccordement entre deux pays pour viser la création d'un réseau régional de transport interconnecté, soutenant le commerce et la croissance économique ».
Dans son intervention, Bader a souligné que « le travail conjoint des équipes techniques des deux pays reflète une volonté sérieuse de poursuivre le processus de réactivation du lien ferroviaire », confirmant « l'importance de s'appuyer sur les avancées réalisées et de les poursuivre au niveau technique afin de passer à des actions concrètes ».
Les deux ministres ont insisté sur le fait que « le développement des liaisons routières et ferroviaires ainsi que la modernisation de l'infrastructure de transport constituent un élément fondamental pour renforcer les relations économiques, faciliter le déplacement des personnes et des marchandises, réduire les coûts du commerce et du transport, et élargir les choix disponibles pour les exportateurs et importateurs des deux pays ».
Visite de la gare historique de Al-Hijaz
A la fin du programme officiel, le ministre Rassamni et la délégation libanaise, accompagnés par leurs homologues syriens, se sont rendus à la gare historique de Al-Hijaz à Damas, où ils ont parcouru les lieux et pris connaissance de sa valeur historique et archéologique liée à l'histoire des chemins de fer et des mouvements de transport dans la région.
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