Daily Beirut
Édition·Indépendant — Beyrouth, Liban

Liban

Haider annonce une réforme rapide du ministère du Travail et du Fonds de garantie sociale

Le ministre du Travail, Mohammed Haider, a présidé une réunion pour accélérer les réformes du Fonds national de garantie sociale et améliorer les services médicaux.

··3 min de lecture
Haider annonce une réforme rapide du ministère du Travail et du Fonds de garantie sociale
Partager

Mohammed Haider, ministre du Travail, a dirigé une réunion élargie au siège principal du Fonds national de garantie sociale à Beyrouth. Étaient présents le directeur général du Fonds, Mohammed Karki, le président du syndicat des médecins, Elias Chalhoub, le président des hôpitaux privés, Pierre Yard, ainsi que des représentants des médecins, des hôpitaux, des directeurs et chefs de services du Fonds.

Lors de son intervention, le ministre a reconnu la légitimité de plusieurs revendications et préoccupations exprimées par les syndicats des médecins et des hôpitaux. Il a souligné que le ministère et la direction du Fonds suivent une voie de réforme rapide et que tous les dossiers soumis au Fonds font l’objet d’un traitement et d’un suivi sérieux. Il a qualifié la mise à jour du tarif des actes médicaux de grande avancée réformatrice, tout en maintenant la possibilité de réviser les tarifs en fonction des coûts réels et des conditions économiques.

Haider a salué la régularité des versements des avances financières toutes les deux semaines, assurant la liquidité et la sécurité financière des médecins et des hôpitaux, ainsi que la qualité des services de santé offerts aux assurés, précisant que le taux de ces avances a atteint 90 %.

Il a également indiqué que le travail se poursuit pour réviser les tarifs des médicaments, avec une orientation vers une couverture basée sur le prix moyen plutôt que sur le prix le plus bas.

Le ministre a demandé à tous les acteurs concernés de veiller à ne pas facturer de différences financières injustifiées aux assurés, rappelant que la protection sociale des salariés constitue le cœur de la mission du Fonds de garantie sociale.

Concernant la loi sur la retraite et la protection sociale, Haider a affirmé que cette loi devrait être mise en œuvre dans un délai d’un an à compter de la nomination d’un nouveau conseil d’administration du Fonds.

De son côté, Mohammed Karki a annoncé que le Fonds allait activer une commission chargée d’étudier les coûts médicaux et hospitaliers en s’appuyant sur des études et expertises locales, en collaboration avec l’Organisation internationale du travail et les parties prenantes du secteur de la santé. L’objectif est d’aboutir, dans un délai d’environ trois mois, à une nouvelle étude des coûts en vue d’adopter des tarifs plus équilibrés, prenant en compte les coûts réels des services et la capacité financière du Fonds.

Karki a insisté sur le fait que la santé des assurés reste la priorité absolue du Fonds. Il a souligné que l’administration a déployé et continue de déployer tous ses moyens, tout en appelant à une coopération effective des hôpitaux et des médecins ainsi qu’à un respect clair des tarifs approuvés. Il a par ailleurs salué le rôle exceptionnel joué par les médecins et les hôpitaux durant les crises traversées par le pays depuis 2019.

Elias Chalhoub a, pour sa part, loué le niveau de coopération et de coordination entre les parties concernées, tout en insistant sur la nécessité de résoudre certains problèmes financiers, logistiques et techniques liés au calcul des tarifs médicaux.

Il a aussi rappelé que le Fonds de garantie sociale constitue la colonne vertébrale de la protection sociale et sanitaire au Liban, appelant à des solutions pratiques et rapides garantissant les droits des médecins et des hôpitaux tout en protégeant les assurés.

Enfin, Pierre Yard a évoqué une phase actuelle de « compréhension et d’entente », marquée par une amélioration progressive et un dialogue renforcé entre les différentes parties. Il a salué les efforts du ministère du Travail et de la direction du Fonds pour améliorer la couverture, accélérer le paiement des créances et augmenter le montant des avances. Toutefois, il a souligné que le coût réel des services hospitaliers nécessite encore une étude plus précise, dans un contexte de fluctuations persistantes des prix des carburants, des fournitures médicales et des traitements importés. Il a demandé une révision des tarifs de certaines interventions courantes afin qu’ils reflètent leur coût réel.

Ajoutez Daily Beirut à votre fil Google News pour recevoir l'info en priorité.
Partager