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Liban

Hezbollah libère Ali al-Taher... avec l'approbation iranienne !

Le Hezbollah a surpris la scène politique libanaise en évacuant les hauteurs d'Ali al-Taher au profit de l'armée israélienne, après avoir reçu l'autorisation iranienne. Cette décision soulève des questions sur la souveraineté du groupe face à Téhéran.

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Hezbollah libère Ali al-Taher... avec l'approbation iranienne !
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Le Hezbollah a surpris le milieu politique libanais en évacuant les collines d'«Ali al-Taher» pour permettre à l’armée israélienne de s’y installer, plutôt que de les remettre à l’armée libanaise selon les conseils donnés au représentant libanais afin de renforcer sa position négociatrice. Le pays se prépare à la huitième ronde des négociations, dont la date reste suspendue à une décision de Washington, probablement dans la deuxième moitié de septembre.

Cette évacuation soulève plusieurs questions, notamment celle du rôle de l’Iran, qui, selon une source proche des négociations citée par Al-Sharq al-Awsat, ne peut accepter qu’un tel choix soit pris seul par le Hezbollah sans consultation. En effet, des dirigeants iraniens avaient menacé d’intervenir pour défendre ces positions, bien qu’ils n’aient pas fourni de soutien concret au Hezbollah. Personne ne croit en effet que l’évacuation des collines ait été décidée unilatéralement sans concertation avec la direction iranienne.

Une conclusion d’un accord iranien

Dans ce contexte, la source s’est demandé si l’évacuation des collines marquait la conclusion d’un accord impliquant Téhéran, dont les médiateurs multinationaux auraient assuré la sortie sécurisée d’experts militaires, selon des rumeurs, appartenant au Corps des Gardiens de la Révolution iranien présents dans l’installation militaire. Cela malgré le fait que des responsables iraniens aient auparavant affirmé entretenir un contact avec les personnes à l’intérieur et menacer d’intervenir pour empêcher Israël de s’en emparer.

La source a souligné que «la menace d’intervention de l’Iran pour soutenir le Hezbollah dans la défense des collines est restée lettre morte, sans traduction concrète», tout comme leurs menaces précédentes suite à l’assassinat par Israël de Hassan Nasrallah, ancien secrétaire général du Hezbollah. Elle affirme que Téhéran a donné son feu vert au Hezbollah pour évacuer les collines.

Une excuse pour garder les armes

La source s’est arrêtée sur l’obstination du Hezbollah à ne pas remettre les collines à l’armée. Elle s’est demandé si son refus de suivre les conseils était dû au fait que sa direction n’avait jamais envisagé de coopérer, non pas parce qu’elle craignait que l’armée israélienne prenne possession d’«Ali al-Taher» comme elle l’a fait avec d’autres sites occupés par l’armée libanaise lors de son repli au sud du Litani, mais parce que toute présence dans ces zones signifierait inévitablement la perte par le Hezbollah de la possibilité de maintenir ses combattants au nord du Litani.

Ainsi, la source estime que le Hezbollah a préféré évacuer les collines après que l’armée israélienne les a encerclées, ayant pris le contrôle de leurs accès et des passages voisins des villages de Nabatiyeh al-Fawqa et Kfar Tabniyyat, ainsi que des abords de la localité de Kfar Raman. Elle insiste que cette évacuation ne signifie pas le départ des combattants du Hezbollah du nord du Litani, mais relève d’un réaménagement stratégique visant à justifier la conservation de ses armes sous prétexte de résistance contre Israël.

Elle déclare : «Les autorités officielles disposent-elles d’informations sur le fait que l’armée israélienne a complètement établi son contrôle sur les collines, ou existe-t-il encore des passages ou ramifications intérieures permettant une pression progressive ?».

Elle ajoute : «Il aurait été plus judicieux que le Hezbollah remette les collines à l’armée libanaise afin de renforcer la position du groupe négociateur, plutôt que de les céder à l’armée israélienne, ce qui rend leur contrôle une réalité avancée au cœur de l’ordre du jour de la huitième session de négociations. Alors que Paris prépare actuellement une conférence internationale préparatoire pour soutenir l’armée et les forces de sécurité intérieure mi-septembre.» La source révèle que, selon les informations dont elle dispose, «aucune confrontation directe entre Israël et le Hezbollah n’a eu lieu nécessitant l’évacuation des collines, compte tenu de l’asymétrie des forces, surtout que les données disponibles indiquent que le Hezbollah a évacué les collines après avoir réussi à retirer ses combattants survivants».

La source s’étonne du refus du Hezbollah de suivre les conseils visant à remettre les collines d’Ali al-Taher à l’armée libanaise sous prétexte de conserver ses armes au nord du Litani, comme si sa légitimité politique reposait exclusivement sur la possession d’armes et son refus de les remettre sans contrepartie politique, faisant allusion à la condition de l’accord sur une stratégie nationale de sécurité. Elle estime que la tournée du groupe du Hezbollah auprès de nombreuses figures politiques et partisanes, commencée par une rencontre avec le Taqaddum al-Watani al-Hur, n’a pas atteint ses objectifs face à l’unanimité libanaise en faveur de la seule légitimité étatique en matière d’armement, et à l’absence de soutien capable de justifier sa possession d’armes.

Elle se demande quelle est la pertinence de lier le Liban à la «note d’entente américano-iraniennes», dont l’exécution reste bloquée par l’intensification des campagnes et des accusations mutuelles entre les deux parties, tandis que Washington exerce périodiquement une pression directe sur la direction iranienne pour qu’elle accepte les conditions fixées par le président américain Donald Trump ?

À l’inverse, pourquoi le Hezbollah ne pourrait-il pas soutenir le groupe négociateur et lui offrir une chance de mettre en œuvre l’«accord-cadre», plutôt que de laisser le pays prisonnier d’une «note d’entente» qui semble ne pas voir le jour à court terme ? La source précise que le Liban maintient sa position sur le gel des hostilités, la libération des prisonniers, la reconstruction des villages détruits et le retrait israélien — des points que le groupe négociateur tient fermement selon les instructions du président de la République, le général Joseph Aoun.

La source rappelle qu’il n’existe plus de justification à maintenir les armes du Hezbollah face à l’asymétrie des forces, à son incapacité à respecter les règles de combat et à son monopole sur la décision de la paix et de la guerre, qui ont coûté cher au pays. Alors, pourquoi conserver les armes alors qu’il a évacué les collines sans contrepartie, et même imposé à gouvernement la charge de soutenir Gaza et l’Iran ?

Les prisonniers contre les restes

Par ailleurs, la source estime que la libération par Israël de 5 otages, grâce à l’effort du ambassadeur américain à Beyrouth, Michel Seif, qui a obtenu l’accord de son Premier ministre Benjamin Netanyahu, constitue une ouverture pour relancer la question de la libération des prisonniers libanais, dans une tentative de sortir les négociations de l’impasse. Toutefois, Tel Aviv insiste pour connaître les lieux où sont enterrés les Juifs libanais décédés durant l’explosion de la guerre civile libanaise, afin de récupérer leurs restes.

«Al-Sharq al-Awsat» a appris d’une source gouvernementale impliquée dans les négociations que Netanyahu a remis à Seif des cartes concernant les lieux supposés où ils ont été enterrés, comme s’il conditionnait la restitution de leurs restes à la recherche de la libération des prisonniers libanais.

La source révèle que le Liban possède des listes des Juifs libanais et des lieux où, selon un responsable du synagoge juive à Beyrouth, ils auraient été enterrés. Elle affirme que le Liban a accompli tout ce qui était requis par les services compétents, mais qu’aucun reste n’a été trouvé jusqu’à présent selon les listes dont il dispose.

Elle insiste que le Liban poursuit sa recherche des restes des Juifs libanais malgré les difficultés dues à l’absence de guides vers les lieux d’inhumation. Elle précise que la coopération continue entre le responsable du synagoge juive et les services de sécurité dans l’espoir de déterminer les emplacements.

Source : Al-Sharq al-Awsat

Rédacteur : Mohamed Chakir

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