Liban
Le député Ibrahim Kanaan, président de la commission des Finances et du Budget, estime qu'il n'y a pas de redressement financier sans la récupération des fonds des déposants et une refonte de la loi sur le déficit.

Le président de la commission des Finances et du Budget, le député Ibrahim Kanaan, a estimé qu'« il y a une exagération dans la description du mémorandum d'entente entre les États-Unis et l'Iran ; il ne s'agit que d'une déclaration d'intention pour 60 jours et il ne devient un accord définitif qu'après l'achèvement des négociations et le règlement des points de discorde en suspens, dont les plus importants sont le nucléaire et l'uranium ».
Il a ajouté via MFM : « Les négociations directes en cours à Washington entre le Liban et Israël, sous parrainage américain, sont indispensables compte tenu de l'intégration entre ce qui se passe dans la région et ce qui se passe au Liban, loin de la logique de l'enregistrement des positions. Sinon, qui appliquera le cessez-le-feu, le retrait israélien et le retour des déplacés après qu'Israël a annoncé son non-respect et a renouvelé ses bombardements sur Beyrouth et le Sud ? De plus, les propos du président américain et sa position sur l'arme du Hezbollah lors de la conférence du G7 en France, l'appel du ministre iranien des Affaires étrangères au président libanais et la déclaration du président Joseph Aoun sur la spécificité de la situation libanaise mentionnée dans le mémorandum d'entente, viennent indiquer cette tendance. »
Kanaan a réitéré son affirmation selon laquelle « il n'y a pas de redressement sans confiance, et pas de confiance sans récupération des fonds des déposants, et non leur annulation », et a souligné que « la loi sur le déficit financier et le recouvrement des dépôts est en cours de révision par le gouvernement, la Banque du Liban et le Fonds monétaire international, car dans sa forme actuelle, elle n'est acceptée par aucune partie, que ce soit au niveau local ou étranger, ce qui nécessite sa reformulation de manière à garantir aux déposants la possibilité de récupérer leurs dépôts, et non que la question reste « un poisson dans la mer ».
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