Liban
La ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, Rima Karami, a présidé une large réunion consultative virtuelle pour réexaminer la tenue des examens du baccalauréat, suite à la recommandation de la commission parlementaire de l'Éducation et à la décision du Premier ministre Nawaf Salam de reporter la première session.

La ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, Rima Karami, a présidé une large réunion consultative virtuelle, sur recommandation de la commission parlementaire de l'Éducation, pour réexaminer la tenue des examens du baccalauréat et la décision du président du Conseil des ministres, Dr Nawaf Salam, de reporter la date initialement fixée pour la première session des examens du baccalauréat, et de donner l'opportunité pour davantage de préparation et d'étude, en attendant que la situation politique et sécuritaire se clarifie.
Ont participé à la réunion le directeur général de l'Éducation, Fadi Yarak, le chef du service de l'enseignement privé, Imad al-Ashqar, le directeur de l'enseignement primaire, Georges Daoud, le directeur de l'enseignement secondaire, Khaled Fayad, la directrice de l'orientation et du conseil, Hilda Khoury, l'Union des écoles privées présidée par le père Youssef Nasr et ses membres, le syndicat des écoles privées dans les régions présidé par Rabih Bazzi, le président de l'Association de l'enseignement secondaire, Jamal Omar, le syndicat des enseignants des écoles privées, Naama Mahfouz, Muntaha Fawaz représentant les enseignants contractuels de l'enseignement secondaire, et des directeurs d'écoles secondaires privées et publiques de différentes régions libanaises, en particulier les directeurs d'écoles secondaires des zones touchées du Sud, de Nabatieh, de la banlieue sud et de Baalbek-Hermel.
Au cours de la réunion, qui a duré plus de trois heures, la ministre Karami a écouté les participants exposer les conditions qui ont entouré l'année scolaire au cours des derniers mois de l'agression contre le Liban, qui variaient selon la répartition régionale de chaque école secondaire. Les participants ont exprimé leurs opinions, allant de la nécessité d'annuler les examens officiels à celle de les organiser conformément à la flexibilité adoptée par le ministère de l'Éducation en organisant trois sessions, ainsi que des propositions de report des examens ou d'adoption d'examens optionnels pour les élèves.
La ministre Karami a affirmé qu'elle étudierait ces points de vue pour élaborer des propositions qu'elle apporterait à la table du Conseil des ministres, fondées sur l'équité éducative et la justice pédagogique, et en pensant à la situation de chaque élève.
Elle a rappelé que « la situation sécuritaire et la sécurité des élèves ont toujours été une ligne rouge, tout comme l'équité éducative. D'où le décret pris par le Conseil des ministres adoptant un mécanisme flexible comprenant l'organisation de trois sessions, la réduction du programme sur lequel les élèves seront examinés jusqu'à la date du début de l'agression le 1er mars, en plus de faire passer les examens aux élèves dans leurs zones de déplacement afin de ne pas les exposer à des risques sécuritaires. » Elle a souligné en même temps la nécessité de travailler en tant que communauté éducative pour trouver des solutions aux conséquences négatives des décisions exceptionnelles de toutes sortes imposées par ces circonstances, afin de préserver l'avenir académique des élèves et le niveau de leur expérience d'apprentissage, partant du fait que la situation au Liban est en état d'instabilité permanente, en raison de sa position géographique, et que les conditions au Liban pourraient ne pas changer beaucoup au début de la prochaine année scolaire, ce qui nous confronterait à une répétition du débat éducatif actuel.
La ministre Karami a demandé aux participants d'envoyer leurs propositions qu'ils jugent appropriées, ainsi que les alternatives qui pourraient constituer des solutions acceptables préservant à la fois la crédibilité du diplôme libanais et les droits des élèves.
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