Liban
Une marche pour la justice contre l'injustice
Des enseignants contractuels ont organisé une manifestation devant le ministère de l'Éducation sous le thème « Une marche pour la justice contre l'injustice », protestant contre la décision de gel des contrats de 3500 enseignants à la veille de la rentrée scolaire.

Les enseignants contractuels ont tenu une manifestation devant le ministère de l'Éducation, sous le titre « Une marche pour la justice contre l'injustice », en protestation contre la décision de la ministre de l'Éducation de geler les contrats de 3500 enseignants à la veille du début de l'année scolaire.
Les manifestants ont précisé, dans un communiqué, que « cette décision concerne 1500 enseignants recrutés à temps partiel avant midi, et 2000 enseignants des écoles privées », et ont souligné qu’« ils ont été informés de leur licenciement quelques heures seulement avant le début de l’année scolaire, alors que les écoles privées sont tenues d’avertir les enseignants au moins cinq jours avant la date prévue ».
Ils ont affirmé que « cette décision a perturbé le démarrage de l’année scolaire, avec des écoles ouvertes avec un nombre restreint de classes, des élèves entrant dans des établissements sans enseignants, tandis que les directeurs tentaient de trouver des solutions de remplacement ».
Ils se sont interrogés : « Où sont les salaires dus aux enseignants des écoles privées, non payés depuis un an malgré le financement par l’UNICEF ? L’organisation était-elle au courant de la décision de gel ? Quant à la fusion des écoles, pourquoi la ministre a-t-elle reculé sur sa décision de fermer les écoles comptant moins de 50 élèves dès la première pression politique ? »
Concernant l’incohérence des critères, ils se sont demandé : « Pourquoi l’action de réforme commence-t-elle par l’enseignant contractuel qui perçoit 8 dollars par heure, alors qu’il existe des enseignants permanents affectés aux ministères travaillant 18 heures par semaine et touchant des primes pour les heures supplémentaires ? »
Les manifestants ont également critiqué « l’absence d’un plan d’urgence pour les écoles du sud situées dans des zones soumises à des bombardements, ainsi que l’adoption d’un système pédagogique ABC, qui a entraîné une baisse du niveau des élèves l’an dernier ».
Ils ont conclu en affirmant que cette manifestation « n’est qu’un début, pas une fin », et ont annoncé un « escalade des actions prochaines vers le ministère, le gouvernement et le Parlement », insistant sur le fait que « l’école publique n’appartient à personne, et l’enseignant n’est pas un simple numéro ».
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