Daily Beirut
Édition·Indépendant — Beyrouth, Liban

Liban

LACC appelle à soutenir le président Aoun et Salameh pour le monopole de l'État sur les armes

La LACC insiste sur le rôle exclusif de l'État dans la guerre et la paix, condamne le Hezbollah et souligne l'importance du parrainage américain dans les négociations avec Israël.

··7 min de lecture
LACC appelle à soutenir le président Aoun et Salameh pour le monopole de l'État sur les armes
Partager

La Commission de coordination libano-américaine (LACC) a souligné la gravité de la situation actuelle au Liban, qu'elle qualifie de menace existentielle pour l'État libanais. Elle a rappelé que l'État, représenté par l'autorité officielle, détient le pouvoir exclusif de décider des questions de guerre et de paix, rejetant toute action militaire hors du cadre étatique.

La LACC a appelé à un soutien national et international en faveur des décisions prises par le président Michel Aoun et le Premier ministre Nawaf Salameh, ainsi qu'à une solidarité avec eux dans la condamnation des actions du régime iranien. Ce dernier est accusé de chercher à prendre le Liban en otage et à l'utiliser comme levier dans ses négociations de sécurité nationale, transformant le pays en un terrain de "djihad".

La commission a également exprimé son soutien à l'équipe libanaise de négociation, affirmant sa confiance en sa loyauté nationale. Elle a salué le rôle du président américain Donald Trump et de son administration dans la supervision des négociations directes entre le Liban et Israël, visant à résoudre les différends en suspens entre les deux pays. La LACC considère que la protection américaine est une garantie essentielle pour mettre fin à l'occupation israélienne des territoires libanais.

La LACC, représentant la plus large coalition de Libano-Américains aux États-Unis, composée notamment de l'Institut américain libanais pour les politiques (ALPI-PAC), de l'Assemblée pour le Liban (AFL), du Partenariat Renaissance libano-américaine (LARP), des Libanais pour le Liban (LFLF), du Centre libanais d'information (LIC), de l'Université culturelle libanaise dans le monde (WLCU), et du Forum d'influence civile (CIH) en tant qu'organisme consultatif, a tenu une réunion d'urgence. Cette rencontre visait à discuter des événements récents et préoccupants au Liban, ainsi qu'à suivre les négociations libano-israéliennes qui tiendront leur cinquième session à Washington sous l'égide des États-Unis.

Dans un communiqué diffusé simultanément à Beyrouth et Washington avant la cinquième table ronde de Washington, la LACC a rappelé l'unanimité sur la gravité de la crise libanaise, qui menace l'existence même du pays. Elle a dénoncé la confiscation de la souveraineté nationale, les tentatives du régime iranien d'imposer sa tutelle, ainsi que l'infiltration profonde du Hezbollah dans les institutions étatiques, visant à les paralyser et à les marginaliser. La commission a également pointé du doigt les discours sectaires alimentés par la propagande du Hezbollah, qui mettent en péril la stabilité intérieure et la paix civile.

La LACC a affirmé que l'État, à travers son autorité officielle, détient le monopole exclusif sur les décisions relatives à la guerre et à la paix. Aucun autre acteur n'est habilité à négocier, représenter, décider du destin du pays, ni à conclure des accords en son nom.

Elle a insisté sur l'exclusivité de la détention des armes par l'État libanais. Toute manifestation militaire ou activité sécuritaire hors du cadre étatique, en particulier les armes et actions du Hezbollah, constitue une violation flagrante de la souveraineté nationale, une infraction à la loi et une menace directe à la paix civile.

La commission a appelé à un appui local et international pour soutenir la décision officielle incarnée par le président Michel Aoun et le Premier ministre Nawaf Salameh, visant à concentrer les armes entre les mains de l'État et à rejeter toute action militaire hors de son contrôle. Elle a souligné l'importance de fournir les conditions et moyens nécessaires pour que cette décision soit mise en œuvre sans retard ni tergiversation, en insistant sur le renforcement des forces de sécurité, notamment l'armée libanaise, afin qu'elles accomplissent cette mission nationale avec efficacité.

La LACC a rappelé que le Hezbollah est une faction intégrée au sein des Gardiens de la révolution iraniens. Son réseau sécuritaire et économique constitue une violation de la souveraineté libanaise et une menace pour la stabilité intérieure et la paix civile. Le Hezbollah exerce un excès de force militaire à l'intérieur du pays, imposant sa domination sur les décisions étatiques, créant une réalité de fait, perturbant la sécurité du Liban et portant atteinte à sa réputation et à ses relations internationales. La persistance de cette situation, avec la détention d'armes dans ces conditions, maintient le Liban prisonnier de l'ingérence iranienne dans sa sécurité et ses intérêts.

La commission a exprimé une forte solidarité avec les positions de la présidence de la République et du gouvernement libanais, qui condamnent les actions du régime iranien et s'opposent à ses tentatives malveillantes de prendre le Liban en otage et de l'utiliser comme carte de négociation pour sa sécurité nationale, transformant le pays en un champ de "djihad" ouvert et vital pour ses intérêts. Elle a appelé à une révision des relations libano-iraniennes sur la base de l'égalité et non de la tutelle, en respectant la souveraineté exclusive de l'État dans toutes les questions touchant à sa sécurité et à ses relations internationales.

La LACC a rappelé que la négociation sous toutes ses formes est une option nationale et une décision souveraine, et non un simple choix politique. Cette démarche répond au souhait de la majorité des Libanais, épuisés par les guerres menées sur leur sol, qui désirent retrouver une vie normale et sécurisée, et que le Liban recouvre sa place culturelle habituelle. Ce droit est consacré par la Constitution libanaise et relève des prérogatives du président de la République, qui conclut les traités internationaux en accord avec le Premier ministre.

La commission a mis en garde contre les risques liés aux tentatives de certains intermédiaires entre l'Iran et les États-Unis, qui cherchent à offrir une couverture diplomatique aux armes du Hezbollah, à obtenir la reconnaissance de leur légitimité et à présenter cette question comme un problème secondaire ou local au Liban. Ces manœuvres visent à masquer que les armes du Hezbollah représentent le principal obstacle à la souveraineté de l'État et au redressement du Liban. Tout retard dans le désarmement du Hezbollah maintient le pays dans une situation d'absence d'État.

La LACC a réaffirmé le droit exclusif de l'État d'utiliser tous les moyens pour protéger ou récupérer ses droits légitimes, y compris la négociation directe et la conclusion d'accords garantissant l'arrêt des hostilités, le retrait israélien de tous les territoires libanais occupés, le retour des déplacés dans leurs foyers, la libération des prisonniers et l'établissement d'arrangements définitifs assurant une vie stable et sécurisée aux frontières.

Elle a souligné que le Liban est l'unique référent pour toute négociation, entente ou accord, et que la seule voie pour mettre fin au conflit avec Israël est la négociation directe entre les deux pays à Washington. La LACC rejette catégoriquement toute tentative iranienne d'impliquer le Liban dans des négociations entre Téhéran et Washington, ou de négocier avec le Hezbollah au nom du Liban, dans le but de préserver les armes du Hezbollah et de consolider une tutelle iranienne voilée sur le pays.

Enfin, la commission soutient pleinement l'équipe de négociation libanaise, fait confiance à son patriotisme et apprécie ses efforts. Elle approuve les cadres, déclarations d'intentions et arrangements politiques et sécuritaires issus de ces négociations, considérant ces éléments comme la seule voie pour mettre fin à la tragédie des Libanais, restaurer une vie normale et permettre au Liban de recouvrer sa pleine souveraineté.

La LACC a salué le rôle du président Trump et de son administration dans la supervision des négociations directes entre le Liban et Israël, estimant que la protection américaine est une garantie essentielle pour mettre fin à l'occupation israélienne des territoires libanais, restaurer la souveraineté intérieure et soutenir la renaissance culturelle et économique du Liban.

Elle a appelé l'administration américaine à bloquer fermement toute tentative du régime iranien d'utiliser le Liban comme levier de pression dans le dossier nucléaire, ou de fournir une couverture politique aux armes incontrôlées du Hezbollah à l'intérieur du pays. L'avenir du Liban appartient exclusivement aux Libanais, par le biais de l'État légitime qui les représente, négocie en leur nom et décide toujours dans leur intérêt.

La Commission de coordination libano-américaine (LACC) a réaffirmé son engagement auprès du peuple libanais pour poursuivre son combat en faveur d'un État souverain, libre, juste, indépendant et garant de la cause libanaise.

Ajoutez Daily Beirut à votre fil Google News pour recevoir l'info en priorité.
Partager