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Le chef d’état-major israélien annonce une vigilance accrue sur l’Iran et le Liban

Le chef d’état-major israélien Eyal Zamir souligne la préparation immédiate face aux menaces en Iran et au Liban, après des opérations aériennes étendues.

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Le chef d’état-major israélien annonce une vigilance accrue sur l’Iran et le Liban
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Le chef d’état-major israélien, Eyal Zamir, a déclaré lors de la cérémonie de remise des diplômes de la 192e promotion de l’aviation que l’armée de l’air a mené, au cours des deux dernières années et demie, une série d’opérations militaires et de missions de sécurité particulièrement complexes. Ces actions s’inscrivent dans le cadre d’une stratégie qualifiée de « bataille multi-théâtres » dans le ciel du Moyen-Orient, avec une ampleur difficile à décrire tant elles ont touché plusieurs fronts régionaux.

Il a précisé que l’armée de l’air a réussi à imposer une « suprématie aérienne absolue », permettant à ses avions d’opérer et d’exécuter des missions dans n’importe quelle zone géographique choisie dans la région. Zamir a évoqué des frappes militaires soudaines et décisives visant des hauts responsables du régime iranien, des responsables du programme nucléaire, ainsi que des installations de fabrication et de développement d’armes. Ces opérations ont également neutralisé des batteries de défense aérienne et des plateformes de lancement de missiles balistiques sol-sol.

Concernant la situation sur le terrain, il a indiqué que les opérations ont élargi le champ de confrontation de manière inédite, plaçant les fronts de Gaza, Beyrouth, Sanaa et Téhéran dans le cercle direct des cibles de l’armée de l’air. Parallèlement, la direction aérienne a assuré la gestion des systèmes de défense antiaérienne, atteignant des taux élevés d’interception des attaques par missiles et drones, ce qui a permis la poursuite des opérations offensives et la neutralisation de ce qu’il a qualifié de « menaces existentielles » avant qu’elles ne deviennent des dangers imminents.

Le chef d’état-major a aussi mis en lumière la nature de la coopération stratégique avec l’armée américaine, qu’il a décrite comme un « partenariat unique » ayant permis la réalisation d’opérations conjointes et une coordination sur le terrain à un haut niveau. Ce partenariat a conduit au développement de capacités militaires inédites renforçant le rôle multi-théâtres de l’armée de l’air.

Il a révélé que des centaines d’avions de combat ont été placés ces dernières semaines en état d’alerte et de mobilisation immédiate, soutenus par les efforts de dizaines de milliers de personnels logistiques et techniques spécialisés, incluant des contrôleurs aériens, des planificateurs ainsi que des cadres de commandement, de contrôle et de communication. Zamir a confirmé une surveillance étroite des évolutions en Iran et au Liban, avec une préparation totale à intervenir rapidement pour répondre à toute tentative d’attaque par une riposte militaire « forte et rapide ».

Pour conclure, il a salué le niveau d’intégration opérationnelle avec les forces terrestres, rappelant que les avions de chasse et les hélicoptères d’attaque ont réalisé des milliers de raids aériens durant les combats en cours dans la bande de Gaza et au Liban. Il a affirmé que cette contribution aérienne a apporté un soutien et une couverture directe aux troupes au sol dans les opérations de défense, de percée et d’attaque, ainsi que dans des missions logistiques sensibles, notamment le transport des forces et l’évacuation des blessés depuis les lignes de front à l’aide d’hélicoptères de transport lourd de type « Yassur ».

Plus tôt, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou avait assuré que son pays resterait dans la « ceinture de sécurité » au sud du Liban « aussi longtemps que nécessaire », insistant sur le fait que la guerre « n’est pas encore terminée » et que de nouveaux défis se profilent pour Israël.

Netanyahou a affirmé que le régime iranien avait subi un « coup dur », soulignant que la politique d’Israël est claire : empêcher l’Iran de se doter d’armes nucléaires, que ce soit par un accord ou non.

Il a ajouté que si Israël n’était pas intervenu, l’Iran aurait acquis des armes nucléaires, précisant que « des axes tombent et d’autres se lèvent au Moyen-Orient, nous suivons les évolutions et nous préparons à tous les scénarios ».

Enfin, il a insisté sur le fait que le maintien de la supériorité aérienne israélienne constitue « un pilier fondamental de la sécurité nationale et la clé pour préserver la stabilité au Moyen-Orient ».

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