Liban
Le ministre de l'Économie, Amir Bassat, a présenté une vision stratégique pour réformer le secteur de l'assurance lors d'un événement à l'Université Saint-Joseph à Beyrouth.

Le ministre de l'Économie et du Commerce, le docteur Amir Bassat, a présenté la vision stratégique pour le secteur de l'assurance intitulée « Construire la résilience : Réformer le secteur de l'assurance au Liban » lors d'une rencontre organisée à l'Université Saint-Joseph de Beyrouth, à l'occasion du jubilé d'or de l'Institut supérieur des sciences de l'assurance.
Cette réunion s'est tenue en présence du président de l'université, le professeur François Bouadek, de la directrice de l'institut, la professeure Irma Majdalani, du député Farid Al-Boustani, ainsi que de représentants de l'Association des compagnies d'assurance, accompagnés de personnalités académiques, économiques et syndicales.
Après des mots de bienvenue, la professeure Majdalani a salué le rôle de l'institut, ses réalisations académiques et son évolution, annonçant la création prochaine d'une unité de recherche spécialisée dans les risques et l'assurance pour soutenir la recherche scientifique et la prise de décision.
Le président de l'université a souligné l'importance du partenariat entre l'université et le secteur de l'assurance depuis cinquante ans, rappelant le rôle de ce secteur dans la gestion des risques économiques et sociaux au Liban, ainsi que la nécessité de renforcer la coopération entre les parties concernées pour accompagner les transformations du secteur.
Le ministre de l'Économie a ensuite exposé la vision de réforme du secteur, insistant sur le fait que ce dernier demeure l'un des secteurs les plus résilients après la crise, et constitue l'une des rares sources financières actives dans le pays.
Il a indiqué que la restauration de la confiance dans ce secteur et sa modernisation sont des leviers essentiels pour repositionner l'économie libanaise. Cette vision repose sur trois axes principaux :
Premièrement, le renforcement d'une structure de marché solide, organisée et capitalisée, par l'augmentation de la suffisance des fonds propres, l'introduction d'exigences de capital liées aux risques, l'encouragement des fusions volontaires, la régulation des intermédiaires et des commissions, la protection des fonds des clients, l'élargissement du champ de la surveillance, ainsi que le traitement des dossiers en suspens tels que l'assurance vie et les conséquences de l'explosion du port de Beyrouth.
Deuxièmement, le renforcement du cadre réglementaire par la réactivation du Conseil national de l'assurance, inactif depuis 2017, la mise en œuvre d'une commission de contrôle des organismes d'assurance avec la nomination d'un président permanent, la relance du conseil d'arbitrage de l'assurance, et l'élaboration d'une nouvelle loi sur l'assurance conforme aux normes internationales.
Troisièmement, le développement d'un secteur de santé plus efficace et équitable, notamment par la maîtrise des coûts hospitaliers en collaboration avec le ministère de la Santé, ainsi que par le renforcement de la transparence et de la gouvernance dans ce domaine.
Le ministre a assuré que la mise en œuvre de ces réformes se fera selon un processus participatif et transparent, avec un suivi rigoureux des résultats selon un calendrier précis.
Pour conclure, le président de l'université a remis au ministre Bassat une médaille commémorative à l'occasion des 150 ans de la fondation de l'université.



