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Un député iranien provoque la controverse sur l'assassinat par Israël d'Ali Larijani

Un député iranien affirme que l'assassinat d'Ali Larijani et de son fils à Téhéran en 2026 aurait été facilité par un appel téléphonique de leur proche. Le pouvoir judiciaire iranien nie cette version, tandis que la famille affirme que le fils n'avait pas de téléphone.

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Un député iranien provoque la controverse sur l'assassinat par Israël d'Ali Larijani
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Le député et ancien commandant du Gardien révolutionnaire, général Ismaïl Kouthi, membre de la commission de sécurité nationale et politique étrangère du parlement iranien, a révélé certaines informations concernant l'assassinat par Israël de l'ancien chef du Conseil supérieur de la sécurité nationale, Ali Larijani, et de son fils Morteza à Téhéran.

Larijani a été tué lors d'une frappe aérienne israélienne ciblant un site aux abords de la capitale iranienne, avec son fils, le 16 mars 2026, alors qu'il se trouvait dans un appartement appartenant à sa fille.

Les autorités iraniennes, ainsi que l'armée israélienne, ont officiellement annoncé le décès de Larijani accompagné de son fils et de plusieurs accompagnateurs le lendemain de l'attaque.

Dans une interview avec la presse, le député Kouthi a affirmé que les informations dont il dispose indiquent que son fils Morteza a effectué un appel téléphonique à une personne impliquée dans l'incident la même nuit, ce qui aurait permis à Israël de localiser Ali Larijani et son lieu de résidence à Téhéran.

Kouthi a précisé que cet appel effectué par Morteza pendant que son père était en contact avec cette personne — sans révéler davantage de détails sur celle-ci — serait probablement lié à un proche de la famille Larijani.

Kouthi n'a pas fourni d'informations supplémentaires sur l'organisme responsable ou les circonstances sécuritaires entourant l'attaque, mais ses déclarations ont suscité des interrogations quant aux circonstances exactes de l'incident, dont les détails complets restent encore inconnus.

Le système judiciaire iranien rejette la version du député sur la localisation du lieu de résidence de Larijani ; la famille affirme que son fils ne portait pas de téléphone.

Le centre de communication de l'autorité judiciaire iranienne a nié jeudi la véracité des déclarations du député Kouthi concernant la manière dont le lieu de résidence de l'ancien haut fonctionnaire du Conseil supérieur de la sécurité nationale, Ali Larijani, a été identifié avant son assassinat durant ce qu'on appelle la « guerre de Ramadan ».

Le centre a souligné que les enquêtes en cours dans le dossier judiciaire relatif au meurtre de Larijani et de plusieurs de ses accompagnateurs ne confirment pas l'affirmation selon laquelle son emplacement aurait été découvert grâce à un appel téléphonique effectué par son fils à des membres de la famille, précisant que les revues judiciaires n'ont pas confirmé la validité de cette version.

Il a ajouté qu'un dossier judiciaire a été ouvert par le parquet de Téhéran suite au meurtre de Larijani et de son fils après l'attaque qualifiée par les autorités iraniennes de « américano-sioniste », et que les enquêtes sont toujours en cours pour élucider les circonstances de l'incident.

Dans le même sens, la famille Larijani a publié un communiqué rejetant ce qu'elle qualifie de « spéculations non fondées » soulevées après les déclarations du député Ismaïl Kouthi, invitant les personnalités publiques et les médias à éviter tout commentaire hâtif ou non étayé par des preuves fiables.

La famille a confirmé que son fils Morteza Larijani ne possédait aucun téléphone portable depuis plusieurs mois avant le début de la « guerre de Ramadan » jusqu'à sa mort, soulignant que cette hypothèse n'avait jamais été envisagée dans les voies d'enquête officielles.

Le communiqué insiste sur le fait que la vérité sur ce qui s'est passé nécessite des enquêtes professionnelles rigoureuses basées sur des preuves et des documents, mettant en garde contre le risque que la diffusion d'interprétations non vérifiées puisse induire en erreur l'opinion publique et nuire aux familles des victimes, tout en exigeant d'attendre les résultats officiels rendus par les autorités compétentes.

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