Liban
Le ministre Yassin Jaber affirme que 500 à 600 millions de dollars sont disponibles pour une intervention rapide après la guerre.

Le ministre des Finances, Yassin Jaber, a indiqué qu'il n'était pas envisageable de lancer un vaste chantier de reconstruction en raison d'un manque de financements. Cependant, une gestion d'urgence sera mise en place, centrée sur une intervention rapide répondant aux besoins les plus urgents, tout en rétablissant les conditions minimales de vie dans les zones affectées.
Il a précisé que cette approche des premiers jours suivant la fin du conflit serait fondamentalement différente de celle adoptée après le cessez-le-feu de 2024. À cette époque, aucune somme n'était disponible pour une réponse immédiate, alors qu'aujourd'hui des ressources initiales permettent d'agir. Selon lui, entre 500 et 600 millions de dollars sont prêts à être engagés dans le cadre de cette réponse d'urgence, issus de prêts antérieurs et de dons. En outre, si nécessaire, des fonds pourront être prélevés directement sur le trésor public.
Dans un entretien accordé au journal "Al-Akhbar", Yassin Jaber a expliqué que la stratégie retenue repose sur un principe clair : "Nous voulons travailler sur l'urgence". Les efforts se concentreront donc sur la satisfaction des besoins essentiels des populations qui commencent à regagner leurs villages progressivement.
Cette intervention comprendra la mise à disposition de solutions de logement provisoires pour les familles ayant perdu leur domicile, notamment des maisons préfabriquées, ainsi que la réparation des infrastructures de base, telles que les réseaux d'eau, d'électricité et de télécommunications lorsque cela sera possible. Elle inclura également la réouverture et la remise en état des routes, ainsi que le déblaiement des décombres et obstacles.
Après la stabilisation du cessez-le-feu, le ministre prévoit de se rendre avec une délégation ministérielle dans les villages et localités du Sud, jusqu'à Nabatiyeh, afin d'évaluer l'ampleur des dégâts et des besoins. Cette visite préparera l'élaboration d'un plan de réponse rapide fondé sur la réalité du terrain plutôt que sur des estimations théoriques. Il a conclu en assurant : "Inch'Allah, vous verrez quelque chose de positif dans la limite des capacités disponibles".



