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Le ministre des Finances : Le sauvetage de l'économie ne peut plus être reporté

Le ministre des Finances, Yassine Jaber, a affirmé que les tensions régionales imposent des défis supplémentaires à l'économie libanaise, mais que la réforme et la restauration de la confiance sont la clé de la reconstruction et de la relance de la croissance.

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Le ministre des Finances : Le sauvetage de l'économie ne peut plus être reporté
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Le ministre des Finances, Yassine Jaber, a affirmé « que les tensions régionales imposent des défis supplémentaires à l’économie libanaise, mais que la réforme et la restauration de la confiance constituent la voie essentielle pour la reconstruction et la relance de la croissance », insistant sur le fait que « l’accord avec le Fonds monétaire international représente un témoignage de la sérieux de la voie de redressement qu’emprunte l’État libanais, parallèlement à la réforme du secteur bancaire et à la poursuite de la transformation numérique dans l’administration publique ».

Jaber a déclaré que « la situation économique et financière au Liban se situe entre la réalité et l’espoir », indiquant que « le Liban traverse l’une des crises économiques et financières les plus complexes de son histoire récente, après qu’elle s’est transformée en une crise de confiance ayant touché les institutions de l’État et l’économie », notant que « la guerre israélienne récente a aggravé ces défis, après avoir causé des destructions massives dans le Sud et infligé de graves dommages aux maisons, aux institutions et aux infrastructures, ce qui fait de la reconstruction un devoir national exigeant avant tout de restaurer la confiance en l’État et ses institutions, car les communautés arabe et internationale ne contribueront pas à la reconstruction si elles ne sont pas assurées de l’existence d’institutions capables de gérer les fonds avec efficacité, transparence et responsabilité ».

Il a ajouté : « La persistance des tensions régionales, notamment dans le cadre de l’affrontement entre l’Iran et Israël, impose un état d’incertitude qui se répercute directement sur l’investissement, le tourisme et le commerce », soulignant que « l’économie libanaise ne vit pas isolée de son environnement arabe et régional, et que toute perturbation dans la région se répercute sur les chances de redressement ». Mais il a insisté en revanche sur le fait que « le Liban possède encore des ressources humaines, des compétences et des potentialités qui le qualifient pour retrouver sa place, à condition de construire un État fort par ses institutions, et une administration moderne régie par les lois, la gouvernance et la transparence ».

Jaber a affirmé que « le gouvernement considère la réforme comme un besoin national avant d’être une exigence internationale », estimant qu’elle est « la seule voie pour sauver l’intérieur et reconstruire l’État, et non une réponse à des pressions extérieures ». Il a déclaré que « l’accord avec le Fonds monétaire international n’est pas un objectif en soi, mais un message de confiance à la communauté internationale, aux pays donateurs, aux institutions financières et aux investisseurs, indiquant que le Liban est réellement entré dans une phase de réforme sérieuse, ouvrant ainsi la porte à la reprise des investissements, à l’obtention du soutien nécessaire à la reconstruction et à la relance de la croissance ».

Il a insisté sur le fait que « le redressement économique ne peut être complet sans la réforme du secteur bancaire et la restauration de la confiance en celui-ci, afin de préserver les droits des déposants et de redonner aux banques leur rôle naturel dans le financement de l’économie, de l’investissement et de la production », indiquant que « la réforme bancaire constitue un pilier essentiel dans la voie du redressement économique ».

Il a expliqué que « le programme de réforme comprend également la modernisation des finances publiques, le renforcement de la bonne gouvernance et le développement du système fiscal », notant que « le ministère des Finances met en œuvre un programme intégré de transformation numérique, partant de la conviction que l’administration moderne est la véritable voie pour renforcer la confiance entre le citoyen et l’État, en simplifiant les procédures, en accélérant le traitement des transactions, en réduisant la bureaucratie et en renforçant la transparence et l’égalité, de sorte que la loi devienne la seule référence et que les systèmes modernes remplacent l’arbitraire et les intermédiations ».

Il a affirmé que « le ministère poursuit l’expansion de ses services numériques pour répondre aux exigences de l’administration moderne, améliorer le service public et protéger les deniers publics ».

Il a déclaré que « le Liban possède encore les éléments de force qui lui permettent de retrouver sa position économique, notamment les compétences humaines, le secteur privé, la diaspora libanaise, ainsi que les relations historiques avec les pays arabes, en particulier les pays du Golfe », exprimant son espoir de « voir ces relations retrouver leur plein élan et les investissements arabes contribuer à la reconstruction et au développement ».

Il a conclu en affirmant que « le sauvetage de l’économie libanaise ne peut plus être reporté, et que la responsabilité de l’État, de ses institutions, du secteur privé et de la société civile consiste à restaurer la confiance entre le citoyen et l’État, entre les déposants et le secteur bancaire, et entre les investisseurs et l’économie libanaise », estimant que « la restauration de cette confiance est la voie naturelle pour le retour des investissements, le lancement du processus de reconstruction et la remise du Liban sur la voie de la croissance et de la stabilité, car le redressement ne se fait pas par des miracles, mais par la volonté nationale, une administration compétente et un travail acharné ».

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