Daily Beirut
Édition·Indépendant — Beyrouth, Liban

Liban

Le président libanais Joseph Aoun évoque l'accord cadre avec Israël et la survie de son peuple

Joseph Aoun qualifie d'encadrement, non d'accord, le récent compromis avec Israël et refuse de laisser son peuple mourir malgré les critiques.

··2 min de lecture
Le président libanais Joseph Aoun évoque l'accord cadre avec Israël et la survie de son peuple
Partager

Le président libanais Joseph Aoun a déclaré dimanche que l'entente récente constitue un "cadre et non un accord", précisant qu'il n'est pas favorable à Israël, mais qu'on doit lui proposer une autre solution.

Lors d'une rencontre avec plusieurs journalistes au palais de Baabda, dont les propos ont été relayés par la chaîne libanaise "Al-Jadid", Aoun a indiqué qu'il fait face à des critiques concernant ce cadre. Il a ajouté : "Je peux rester au palais de Baabda sans me soucier d’aucun accord, mais dois-je laisser mon peuple mourir ? Dois-je rester spectateur de ces guerres, de ces soutiens, et de toute cette destruction et ce sang versé ?".

Le président a raconté qu'au cours d'une visite à Saydet Harissa, il a rencontré une femme originaire de Nabatieh dont la maison a été entièrement détruite. Celle-ci lui a dit : "Monsieur le Président, nous ne voulons pas la guerre, nous voulons la paix". Il a conclu : "J’attends toute solution ou accord qui nous sortira de ces conflits".

Aoun a assuré que l’armée libanaise reste unie et qu’il est illusoire de parier sur sa division, affirmant : "Ils se trompent sur ce point". Il a souligné que les forces armées poursuivent leurs missions de lutte contre la drogue, de maintien de la sécurité dans le Sud et à Beyrouth, ainsi que d’assurance de la stabilité malgré les conditions difficiles.

Il a insisté : "Personne ne peut miser sur une division de l’armée, ce sont des rêves. L’armée appartient à tous les Libanais, elle préserve la sécurité et la stabilité, et elle perdurera".

Le président a refusé d’évoquer un risque d’embrasement interne, rappelant que la guerre civile appartient au passé et affirmant que "personne n’est capable de faire reculer le temps". Il a insisté sur le rôle de l’armée libanaise comme garant de la paix civile.

Concernant sa visite prochaine aux États-Unis, Aoun a indiqué que celle-ci est toujours prévue, mais qu’il attend d’abord une rencontre avec l’ambassadeur américain pour discuter de plusieurs dossiers, notamment des modalités de cette visite à Washington.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de débat interne autour de l’accord cadre parrainé par les États-Unis visant à réduire les tensions entre le Liban et Israël. La mise en œuvre de cet accord suscite des divisions politiques, notamment sur les mesures de sécurité au Sud et l’application des clauses du cessez-le-feu, tandis que les efforts internationaux se poursuivent pour consolider la stabilité et éviter une reprise des affrontements à la frontière libano-israélienne.

Ajoutez Daily Beirut à votre fil Google News pour recevoir l'info en priorité.
Partager