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Absence de Mojtaba Khamenei au funérailles de son père alimente les spéculations en Israël

L’absence de Mojtaba Khamenei lors des obsèques d’Ali Khamenei suscite en Israël des analyses sur la stabilité du régime iranien et l’avenir du pouvoir.

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Absence de Mojtaba Khamenei au funérailles de son père alimente les spéculations en Israël
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Le silence autour de l’absence de Mojtaba Khamenei, nouveau guide suprême iranien, aux funérailles de son père Ali Khamenei a suscité un large intérêt dans les médias israéliens. Ceux-ci estiment que ce détail dépasse le simple protocole et reflète la nature de la période que traverse la direction iranienne après la transition du pouvoir.

Alors que le journal Maariv évoque un « secret qui tourmente l’Iran », des chercheurs israéliens considèrent que la cérémonie funéraire a véhiculé un double message : afficher une unité du régime à l’extérieur tout en rassurant la population iranienne face aux interrogations croissantes sur l’avenir du leadership.

Une absence remarquée

Maariv a commenté l’absence de Mojtaba Khamenei, âgé de 56 ans, lors des funérailles, en se basant sur des informations selon lesquelles il se cacherait dans un lieu inconnu, craignant d’être la prochaine cible des services israéliens.

Dani Sitrinovitch, spécialiste de l’Iran à l’Institut d’études sur la sécurité nationale d’Israël, estime que cette absence prolongée ne pourra pas durer : « Finalement, Mojtaba devra se montrer, il ne peut pas être un imam invisible, sinon le régime en pâtira. »

Il ajoute qu’au sein des cercles iraniens, on considère qu’il reste le détenteur de la décision finale malgré ses blessures et les difficultés à le joindre, soulignant que « l’Iran est devenu un régime différent, et le nouveau guide est le premier parmi des égaux ».

Sitrinovitch analyse également que la cérémonie funéraire a été conçue davantage comme un acte politique que comme un simple hommage, visant à démontrer la force du régime face aux États-Unis et à Israël, ainsi qu’à prouver sa capacité à résister aux tentatives de changement de régime, tout en rassurant les Iraniens sur la cohésion des institutions étatiques.

Dans le même ordre d’idées, Mikhaïl Milchtein, ancien responsable du renseignement militaire israélien « Aman », considère que la forte participation aux funérailles a renforcé la légitimité du régime iranien. Il souligne la présence de représentants de l’axe de la résistance ainsi que des délégations de pays du Golfe, ce qui, selon lui, témoigne du succès de Téhéran à se présenter comme un régime ayant surmonté son épreuve la plus grave.

Maariv a également révélé des fuites au sein du courant conservateur iranien concernant un testament attribué à Ali Khamenei, qui stipulerait la nécessité d’annoncer le nom du nouveau guide avant le début des funérailles afin d’éviter tout vide du pouvoir et d’empêcher la répétition du scénario de transition qui avait suivi la mort du fondateur de la République islamique, Rouhollah Khomeini, en 1989. Ce message visait à montrer la continuité du régime sans rupture.

Manifestations de loyauté à travers des signes discrets

Dans une autre couverture, Maariv décrit la cérémonie comme une « démonstration d’incitation et de loyauté au régime », marquée par des slogans anti-américains et anti-israéliens, des appels publics à l’assassinat de Donald Trump, ainsi que la participation de délégations du Hamas, du Hezbollah, des Houthis et du Jihad islamique. Ce spectacle illustre, selon le journal, l’attachement de Téhéran à son réseau régional d’alliés malgré les pressions militaires et politiques.

La lecture israélienne ne s’est pas limitée à l’absence de Mojtaba Khamenei. Maariv a aussi mis en lumière la controverse suscitée par une vidéo du ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, lors des funérailles. En effet, de nombreuses analyses en Iran ont circulé à propos de ses échanges de regards avec le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf. Le journal estime que ce débat sur le « langage corporel » reflète l’attente et les doutes quant à la nature des relations au sein du sommet du régime iranien dans l’ère post-Khamenei.

Surveillance israélienne

La couverture israélienne des funérailles révèle que l’attention ne s’est pas portée uniquement sur l’événement lui-même, mais surtout sur l’interprétation des signes annonçant la prochaine phase en Iran.

Alors que Téhéran a voulu projeter l’image d’un régime solide capable de gérer la transition du pouvoir, les médias et chercheurs israéliens considèrent que l’absence de Mojtaba Khamenei, les messages politiques liés à la cérémonie et les controverses au sein de l’élite iranienne sont autant d’éléments à suivre de près. Ils pourraient dévoiler les orientations futures du leadership iranien et les équilibres du pouvoir au sein de la République islamique.

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