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Les familles des victimes du 4 août exigent justice et responsabilité

Les proches des victimes de l'explosion du 4 août maintiennent la pression pour que chaque responsable soit jugé et la vérité révélée.

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Les familles des victimes du 4 août exigent justice et responsabilité
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L’association « Familles des victimes de l’explosion du 4 août » a dénoncé, lors de son rassemblement mensuel devant la statue de l’Expatrié, les entraves à la justice et les protections accordées à certains, affirmant que ces blocages portent atteinte non seulement aux familles des victimes, mais aussi au droit de chaque Libanais à vivre dans un État qui protège ses citoyens.

Dans un communiqué, l’association rappelle que six années se sont écoulées sans que justice ne soit rendue. Elle souligne que le 4 août, ce n’est pas seulement le port qui s’est effondré, mais aussi la confiance des Libanais en leur pays, avec la perte de vies innocentes qui méritaient de vivre. Malgré six ans de promesses, de retard, de pressions et d’obstruction, les familles continuent de porter les photos de leurs proches au lieu de détenir un jugement qui leur rende justice. La vérité reste enfermée, comme si le crime n’avait pas de responsables, et comme si les morts, les blessés et les familles endeuillées pouvaient être oubliés.

L’association affirme que cette affaire dépasse le cadre des familles endeuillées : elle représente une épreuve pour la justice et l’État de droit au Liban. Elle insiste que ceux qui bloquent la justice, empêchent les poursuites et se protègent par leur influence ou leurs immunités, ne nuisent pas seulement aux familles des victimes, mais portent atteinte au droit de tous les Libanais à vivre dans un pays qui protège ses enfants. Elle dénonce les tentatives d’épuiser les familles, de faire taire leur voix et d’utiliser le temps pour faire oublier, mais affirme que ceux qui ont perdu un proche ne peuvent ni oublier ni renoncer à la quête de justice.

Le message adressé à ceux qui pensent que le temps effacera ce crime est clair : le temps ne le fera pas, la vérité ne sera pas enterrée et les responsabilités ne disparaîtront pas, quel que soit le délai. L’histoire ne pardonne pas. La justice peut être retardée, mais elle demeure un impératif auquel ils ne renonceront pas. Ils attendent que le juge d’instruction puisse rendre sa décision et appellent tous les responsables à cesser toute ingérence dans la justice, afin qu’elle puisse exercer ses fonctions librement et indépendamment. La justice n’est pas une option politique, mais un droit constitutionnel, humain et moral. Ils exhortent également la population libanaise à ne pas laisser cette affaire devenir un simple fait divers ou une commémoration annuelle, rappelant que cette cause concerne chaque foyer libanais, car l’impunité menace l’avenir du pays.

L’association s’adresse aux martyrs en assurant que leurs noms ne deviendront pas de simples chiffres et que leur sang ne sera pas réduit à un souvenir. Aux blessés et aux victimes, elle promet de ne pas abandonner ce combat, de ne pas négocier la justice et de ne pas laisser l’oubli triompher de la vérité.

Elle conclut en affirmant que le 4 août restera le témoin de ce crime et que leur voix s’élèvera toujours plus fort que toutes les tentatives d’intimidation ou de silence, jusqu’à ce que justice soit pleinement rendue et que chaque responsable, quel que soit son rang ou son influence, soit tenu pour compte, car les nations ne se construisent pas dans l’impunité, mais dans la vérité et la justice.

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