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Netanyahou adresse à Washington un message ferme refusant tout retrait israélien du Liban tant que le Hezbollah demeure une menace.

Le débat relancé par le chef du parti "Unité", Naftali Bennett, concernant les restrictions imposées aux mouvements de l’armée israélienne dans le sud du Liban a mis en lumière des désaccords internes sur la gestion du dossier libanais.
Parallèlement aux déclarations de Bennett, des rapports hébreux ont révélé une communication ferme d’Israël à Washington, affirmant que Tel-Aviv ne répondra à aucune demande de retrait de ses troupes du Liban tant que le Hezbollah représentera une menace.
Suite aux accusations de Bennett selon lesquelles les soldats stationnés au Liban seraient « entravés » dans leurs actions — allégations qui ont également émergé sur le terrain —, la direction politique a émis une nouvelle directive écrite précisant que l’armée israélienne répondra à toute menace détectée sur le terrain.
Selon le journal "Israel Hayom", cette directive, combinée aux déclarations publiques de Netanyahou et du ministre de la Défense Israël Katz, conjugue un renforcement des restrictions sur les initiatives politiques liées aux évolutions sur le terrain avec une liberté d’action opérationnelle face aux menaces immédiates pouvant toucher les forces israéliennes dans le sud libanais.
Alors que Bennett persistait dans ses critiques sur les limitations imposées aux soldats, Netanyahou a réaffirmé que l’armée continuera d’agir fermement pour protéger civils et militaires.
En réponse aux plaintes des soldats relayées par les médias, des mesures ont été renforcées entre le chef d’état-major et les troupes sur place, tout en tenant compte du souhait d’Israël d’éviter un affrontement direct avec les États-Unis et de préserver ses relations avec eux.
Le journal indique que Netanyahou a adressé un message clair au président américain Donald Trump, précisant qu’il ne pourrait pas appliquer d’ordres de retrait des forces israéliennes du Liban et conseillant à la Maison Blanche de ne pas émettre de telles directives afin d’éviter un conflit politique.
Des ministres du gouvernement Netanyahou ont qualifié les propos de Bennett de « populistes », estimant qu’il ne prend pas au sérieux les contraintes politiques existantes.
Lors des négociations reprises à Washington avec le Liban, Israël a transmis ce message via son ambassadeur à Washington, Yéhiel Leiter, soulignant que le retrait des troupes du Liban constitue une ligne rouge tant que le Hezbollah demeure une menace directe.
Leiter a déclaré : « Israël espère vivement le succès du mémorandum d’entente. Nous soutenons tous la vision du président Trump visant à empêcher l’Iran de posséder des capacités nucléaires, des missiles balistiques ou des moyens de financement pour ses mandataires. Mais je crains que le concept de ‘désescalade’ soit mal appliqué. »
Il a ajouté qu’Israël n’est pas en conflit avec le Liban, que seule une coordination est nécessaire, et que le problème unique reste le Hezbollah, qui doit être exclu de l’équation.
Leiter a poursuivi : « Il y a un risque que le Hezbollah soit devenu plus fort et plus audacieux. Nous avions convenu d’un cessez-le-feu à condition que le Hezbollah se retire vers le nord. Cet accord est-il toujours valide ? Nous ne pouvons pas nous engager dans des ententes qui s’effacent. »
Il a insisté sur le fait qu’Israël agira contre toute menace directe et évolutive visant ses citoyens et ses soldats.
Les pourparlers israélo-libanais à Washington doivent se poursuivre pendant trois jours, incluant des rencontres aux niveaux politique et militaire, dans le cadre des efforts américains pour établir des arrangements sécuritaires durables à la frontière entre les deux parties.
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