Liban
La Société Nationale des Chemins de fer et du Transport signé un protocole avec les syndicats des ingénieurs de Beyrouth et Tripoli pour renforcer la coopération dans le secteur du transport.

La Société Nationale des Chemins de fer et du Transport (SNLT) a conclu un protocole de coopération avec les syndicats des ingénieurs de Beyrouth et de Tripoli lors d’une cérémonie organisée au siège du syndicat des ingénieurs à Beyrouth. La signature s’est déroulée sous le parrainage et en présence du ministre des Travaux publics et des Transports, Faïz Rassamni, en présence des députés Hadi Abou Hassan et Faisal Saïgh, du président du syndicat des ingénieurs de Beyrouth Fadi Hanna, du président du syndicat des ingénieurs de Tripoli Chawki Fettfet, du directeur général de la SNLT Ziad Chia, ainsi que de plusieurs directeurs généraux, membres des conseils d’administration, représentants d’organismes publics, et un large rassemblement d’ingénieurs et d’experts.
Lors de l’événement, l’ingénieur Rabih Assrawi, maître de cérémonie, a souligné que ce protocole constitue une avancée majeure pour mobiliser les compétences des ingénieurs libanais au service des projets de transport durable. Il a insisté sur l’importance de renforcer la coopération entre le secteur public et les institutions professionnelles afin de répondre aux exigences du développement et à la reconstruction des infrastructures.
Assrawi a précisé que ce protocole vise à établir un cadre institutionnel pour collaborer à l’élaboration d’études techniques, économiques et stratégiques liées aux projets de transport, ainsi qu’à fournir des conseils et expertises d’ingénierie. Ce partenariat soutient les plans étatiques de relance du réseau ferroviaire et de développement du transport collectif selon une vision scientifique et durable.
Le directeur général de la SNLT, Ziad Chia, a affirmé que malgré les difficultés rencontrées au cours des dernières décennies, l’institution poursuit ses activités. Il a insisté sur la nécessité nationale de développer le secteur des transports, compte tenu des évolutions économiques et régionales actuelles. Selon lui, ce protocole ouvre une nouvelle phase de collaboration pour préparer des projets de réforme qui redonneront au Liban sa place dans le système de transport moderne.
Chia a déclaré : « Nous entamons une coopération avec les syndicats des ingénieurs afin d’instaurer un modèle de partenariat renforçant le développement du secteur des transports ». Il a expliqué que cette alliance vise à créer un cadre d’échange entre les administrations publiques et les institutions professionnelles, permettant de tirer parti des compétences libanaises pour proposer des solutions plus efficaces, fondées sur la convergence des volontés, des expertises et des intentions sincères.
Il a rappelé que le secteur ferroviaire et du transport collectif a subi pendant des décennies des politiques de marginalisation et des campagnes remettant en cause son rôle. Il a insisté sur la nécessité d’une mobilisation conjointe des institutions officielles et des corps professionnels pour reconstruire ce secteur sur des bases scientifiques et durables, au bénéfice de l’intérêt national et en phase avec les besoins du développement futur.
De son côté, le président du syndicat des ingénieurs de Tripoli, Chawki Fettfet, a souligné que la signature de ce protocole avec la SNLT dépasse le simple cadre administratif. Il s’agit d’une étape nouvelle dans l’intégration entre les institutions étatiques et les corps professionnels spécialisés, traduisant l’engagement des deux syndicats à contribuer activement à la relance nationale.
Fettfet a déclaré : « Ce protocole constitue une démarche stratégique qui mobilise les ressources et les savoirs du syndicat des ingénieurs au service d’un secteur que nos villes attendent avec impatience. Il représente le véritable moteur de tout développement économique et social durable. »
Il a assuré que le syndicat des ingénieurs de Tripoli mettra à disposition toutes ses capacités techniques et scientifiques, incluant études, expertises et appui technique, convaincu que la réhabilitation du réseau de transport collectif et ferroviaire est une condition essentielle pour renforcer le développement, améliorer la résilience urbaine et soutenir l’économie nationale.
Le président du syndicat des ingénieurs de Beyrouth, Fadi Hanna, a affirmé que ce protocole démontre que, malgré l’ampleur des défis, ceux-ci peuvent être surmontés lorsque les efforts et les compétences libanaises sont unis. Il a insisté sur la capacité des Libanais à innover des solutions adaptées aux besoins du pays sans dépendre d’aucune entité extérieure.
Hanna a indiqué que le partenariat avec le ministère des Travaux publics et des Transports repose sur la confiance et l’échange d’informations, fondé sur la conviction que la construction du Liban est la responsabilité de ses enfants et de ses compétences.
Il a révélé que la collaboration avec le ministre, le président du syndicat de Tripoli et le directeur général de l’urbanisme, l’ingénieur Ali Ramadan, a permis d’élaborer un nouveau projet de décret sur la sécurité publique, soumis par le ministre au Conseil d’État pour approbation. Par ailleurs, un projet complet de réforme de la loi sur la construction est en cours d’élaboration avec le ministère, visant à doter le Liban d’une législation moderne adaptée aux exigences actuelles.
Hanna a remercié le ministre Rassamni, l’ingénieur Ramadan et tous les collaborateurs du syndicat pour leur coopération dans le projet de numérisation des permis, de la planification et des cartes d’urbanisme, permettant ainsi de les rendre accessibles à tous les ingénieurs, où qu’ils se trouvent. Il a affirmé que le syndicat œuvre, conformément à la loi, à développer les services numériques et à faciliter le travail des ingénieurs.
Il a assuré que le syndicat des ingénieurs est prêt à être un partenaire complet de l’État dans tous les dossiers nationaux, en s’appuyant sur son rôle scientifique et professionnel.
Hanna a également indiqué que le Conseil de l’enseignement supérieur a adopté la veille de nouvelles conditions d’admission aux facultés d’ingénierie, plus strictes, conformes aux exigences du syndicat, visant à relever le niveau des diplômes d’ingénieur. Le ministre de l’Éducation nationale annoncera officiellement ces conditions.
Il a souligné la conviction du syndicat en la coopération avec les différents ministères, citant l’exemple du travail avec le ministère de l’Agriculture pour l’adoption d’une recette agricole, en cours de numérisation au sein du syndicat afin de faciliter l’accès aux informations et services de manière moderne et organisée.
Concernant le secteur des transports, il a insisté sur le fait que ce dernier ne se limite pas à un simple moyen de déplacement, mais constitue une artère économique reliant les régions, assurant la justice sociale et représentant un investissement essentiel pour l’avenir du Liban. Il a souligné que chaque minute perdue dans les embouteillages équivaut à une perte économique et humaine, soulignant la nécessité d’une vision d’ingénierie intégrée pour ce secteur. Hanna a assuré que le syndicat accompagnera le ministère avec son expertise pour élaborer des plans adaptés et construire des projets fondés sur des bases scientifiques solides. Il a enfin précisé que les portes du syndicat restent ouvertes à tous, appelant à l’application immédiate des normes d’ingénierie dès leur publication ainsi qu’à la mise en œuvre des décisions techniques adoptées par le Conseil des ministres, afin d’améliorer la qualité des projets et garantir la sécurité publique.
Le ministre Faïz Rassamni a déclaré que la signature de ce protocole entre le ministère, la SNLT et les syndicats des ingénieurs de Beyrouth et Tripoli traduit la conviction que le développement du secteur des transports ne peut être l’affaire d’une seule entité, mais nécessite une synergie entre l’administration publique, les institutions professionnelles et les compétences libanaises.
Il a précisé que le ministère s’efforce de passer de la phase d’élaboration d’idées à celle de préparation de projets intégrés et réalisables. Il a noté que les bailleurs de fonds internationaux ne financent pas des concepts généraux, mais des projets étayés par des études techniques, financières et économiques complètes, ce que ce protocole permettra d’assurer grâce à la préparation d’études spécifiques aux projets ferroviaires et de transport collectif, à l’échange d’expertises et à la formation des cadres techniques et ingénieurs, renforçant ainsi l’efficacité de l’administration et améliorant la planification et la mise en œuvre.
Rassamni a indiqué que cette coopération s’inscrit dans une vision plus large de réforme visant à moderniser le secteur des travaux publics et des transports, reposant sur une planification scientifique, la transformation numérique, la transparence et l’implication des institutions professionnelles dans l’élaboration des politiques et des grands projets.
Il a souligné que la relance du réseau ferroviaire et le développement du transport collectif auront un impact direct sur la vie des citoyens, en réduisant les coûts de déplacement, en reliant les régions libanaises, en diminuant les embouteillages et la pollution, et en stimulant l’activité économique et les investissements.
Le ministre a évoqué la situation des administrations publiques, précisant qu’aucun État ne peut atteindre les résultats escomptés sans disposer des ressources humaines nécessaires. Il a indiqué que le ministère des Travaux publics et des Transports, malgré ses responsabilités sur les routes et les bâtiments publics dans tout le pays, compte seulement seize employés, tandis que le Conseil du développement et de la reconstruction en emploie environ 160. La SNLT ne compte que trois employés, et la direction des propriétés maritimes seulement deux.
Il a mentionné la nomination du nouveau directeur général du ministère, le général de brigade Mazen Bassbous, précisant que ce dernier nécessite quatre employés supplémentaires pour démarrer son travail, mais ne dispose actuellement que de deux personnes. Rassamni a reconnu que la suspension des recrutements est compréhensible dans le contexte actuel, mais a insisté sur le fait que la continuité des services publics requiert un minimum de ressources humaines.
Enfin, il a assuré que la prochaine étape mettra l’accent sur l’achèvement des projets de numérisation et la transformation digitale pour réduire le gaspillage, ainsi que sur la promotion du partenariat public-privé après la réforme de la loi correspondante. Il a insisté sur le rôle central que jouera le syndicat des ingénieurs, fort de ses compétences et ressources, dans la réalisation des projets nationaux. Ce protocole doit marquer le début d’un processus concret aboutissant à des projets et réalisations tangibles, rétablissant la confiance dans la capacité de l’État à mener à bien les projets stratégiques en partenariat avec les talents nationaux.
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