Liban
Salam : Notre engagement, que l'État reste présent au sud du Liban
Le Premier ministre Nouaf Salam rappelle, à l'occasion de la mémoire de l'imam Moussa al-Sadr, que le sud du Liban a porté seul les conséquences des conflits qui dépassent ses frontières. Il s'engage à garantir la présence effective de l'État dans cette région.

Écrivant sur "X", le chef du gouvernement Nouaf Salam a déclaré : "À l'approche de l'anniversaire de la disparition de l'imam Moussa al-Sadr, nous rendons hommage à ceux qui ont porté la cause du sud, de capitale en capitale, en mettant en garde contre le risque qu'il devienne une scène de conflits qui le dépassent. Nous avons exprimé cela avec la plus grande clarté en disant : \"Seul le sud du Liban a payé le prix\". Nous refusons un état de fait où les citoyens du sud supportent seuls le poids des confrontations et des guerres, tandis que les décisions sont prises ailleurs. C'est pour le sud que s'est déroulée sa dernière tournée arabe, et c'est pour un Liban qu'il voulait maître sur son propre sol, capable par son État et ses institutions de protéger ses enfants, qu'il s'est rendu en Libye avant d'être porté disparu, accompagné de son compagnon, le cheikh Mohamed Yacoub, et de l'enseignant Abbas Badreddine."
Et il a ajouté : "À cette occasion, je réaffirme que le sud ne sera pas laissé seul, et que ses habitants ne seront plus jamais ceux qui paieront le prix des conflits et des décisions d'autrui. Notre engagement est que le sudiste demeure sur son sol, que ceux qui ont été chassés puissent retourner chez eux, en sécurité et avec dignité, et que le sud ne soit plus une zone ouverte aux guerres dont les Libanais et leur État n'ont pas le contrôle. Notre engagement est que l'État, que l'imam a exigé d'être présent au sud, soit effectivement présent : par son armée, ses institutions, ses services et son développement ; protégeant son territoire et ses habitants, et détenteur unique de la décision de la guerre et de la paix. Notre responsabilité consiste à mettre fin à l'occupation israélienne et à ses agressions, à reconstruire ce qui a été détruit, à assurer le retour des habitants du sud dans leurs villages, et à étendre la souveraineté de l'État sur toute son étendue. La souveraineté du Liban n'est pas complète tant qu'une partie de son territoire est occupée ou violée, ni tant que la décision de la guerre et de la paix n'est pas entre les mains de son État seul. L'imam Moussa al-Sadr voulait un sud qu'on ne délaisse pas, et un Liban où l'État n'est pas abandonné. C'est aujourd'hui notre responsabilité et notre engagement."
Dernières actualités

Maduro affirme qu'il est "solide" et publie deux photos de l'intérieur de sa prison à New York

Visite de Xi en Egypte : 70 ans de relations économiques

Caicedo sorti après 14 minutes : Alonso évoque un « espoir »


