Liban
L'Union des syndicats des fournils et boulangeries alerte sur les risques réels menaçant la production de pain au Liban, en raison des conditions exceptionnelles et des pertes subies par le secteur.

L'Union des syndicats des fournils et boulangeries a affirmé que "le secteur des fournils et boulangeries fait face à des dangers réels menaçant la continuité de la production du pain et sa fourniture aux citoyens, dans les conditions exceptionnelles que traverse le Liban et ce qu'a subi le secteur au cours des deux dernières années en termes de répercussions des guerres et des agressions répétées, qui ont entraîné des pertes matérielles et morales considérables et des dégâts importants ayant touché les institutions, les fournils, les travailleurs et les chaînes de production et de distribution".
L'Union a expliqué, dans un communiqué, que "la question de la situation des travailleurs syriens employés dans le secteur des fournils est directement liée à la continuité du travail et de la production, notamment en raison de la grave pénurie de main-d'œuvre libanaise et des conditions économiques, sociales et sécuritaires actuelles".
Tout en insistant sur son plein respect "des lois libanaises et des prérogatives de l'État et de ses institutions officielles", appelant le gouvernement et les autorités concernées, "en premier lieu la Direction générale de la Sûreté générale et le ministère du Travail, à adopter des solutions rapides, réalistes et exceptionnelles adaptées à la nature de la phase actuelle, afin de garantir la régularisation de la situation des travailleurs et le renouvellement des titres de séjour de manière légale et organisée, comme cela se faisait au cours des décennies passées, pour préserver la continuité du secteur et éviter toute perturbation de la sécurité alimentaire et de la sécurité du pain".
Il a également affirmé sa pleine disposition "à coopérer et à se coordonner avec la Direction générale de la Sûreté générale et toutes les administrations officielles compétentes pour contribuer à l'organisation et à la légalisation de la présence des travailleurs dans les cadres juridiques qui préservent l'intérêt de l'État et du secteur à la fois".
L'Union a renouvelé sa demande à l'État de "mettre en place un plan de soutien et d'indemnisation équitable pour les fournils et les institutions touchés par les guerres et les crises successives, compte tenu des pertes considérables subies par le secteur, qui ont directement affecté sa capacité opérationnelle et productive".
L'Union a appelé le président de la République, le général Joseph Aoun, les présidents de la Chambre des députés, Nabih Berri, et du Conseil des ministres, Nawaf Salam, ainsi que les ministres du Travail, Mohammad Haidar, et de l'Économie et du Commerce, Amer Bisat, à "assumer leurs responsabilités nationales et à accélérer le traitement de ce dossier vital, loin des retards ou des complications administratives, car la sécurité du pain reste une priorité nationale qui ne tolère pas les atermoiements et parce que la préservation de la stabilité de ce secteur constitue une protection directe du citoyen et de la sécurité sociale dans le pays".
Et il a conclu en insistant sur le fait que "la phase exige une coopération entre l'État et le secteur pour parvenir à des solutions équilibrées qui préservent la loi, la stabilité et la production, loin de toute polémique ou tension qui ne servirait pas l'intérêt national".