Liban
Une "cellule de désengagement" instaurée pour stabiliser le cessez-le-feu au Liban
Après des discussions entre États-Unis et Iran, une cellule de désengagement est mise en place au Liban pour garantir le cessez-le-feu, facilitée par le Qatar et le Pakistan.

Après une première journée complète de négociations entre les États-Unis et l'Iran en Suisse, les parties ont convenu de créer une "cellule de désengagement" au Liban afin d'assurer le respect du cessez-le-feu, avec l'appui du Qatar et du Pakistan, a rapporté le réseau CNN.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a qualifié cette initiative de "premier véritable test" de ce dispositif. Il est à noter qu'Israël n'est pas mentionné dans la déclaration conjointe relative à ce mécanisme, et il reste incertain si le Premier ministre Benjamin Netanyahou a donné son accord à cette proposition.
Concernant les affrontements avec l'armée libanaise, CNN a indiqué qu'à l'occasion d'une conférence de presse tenue lundi, un porte-parole du bureau de Netanyahou n'a pas confirmé l'existence de cette cellule. David Menzner a déclaré : "Israël n'est pas partie à ce mémorandum (d'entente) ni aux négociations avec l'Iran".
Peu de détails ont été communiqués sur cette "cellule de désengagement", mais l'objectif semble être d'éviter tout affrontement accidentel entre l'armée israélienne et l'armée libanaise. Après la mort d'un général et de plusieurs autres officiers libanais lors d'une frappe israélienne en début de mois, l'armée israélienne a souligné que les mouvements dans la zone "nécessitent une coordination".
CNN a également rappelé que des dispositifs similaires ont déjà été mis en place en Syrie. En 2015, les États-Unis et la Russie avaient établi une ligne de désengagement pour séparer leurs forces militaires. Israël avait, à peu près à la même période, instauré une ligne comparable avec la Russie, mais dans ces cas, il s'agissait d'armées cherchant à éviter des confrontations involontaires.
En ce qui concerne les hostilités directes entre Israël et le Hezbollah, CNN précise que ce type de conflit ne relève pas d'une cellule de désengagement, mais plutôt d'un accord mutuel pour mettre fin aux affrontements, accord qui n'existe pas entre ces deux parties.
Enfin, après le cessez-le-feu au Liban en novembre 2024, les États-Unis et la France avaient mis en place un mécanisme de surveillance dirigé par un général américain, destiné à ouvrir des canaux de communication entre les armées israélienne et libanaise. Ce dispositif avait permis d'initier des discussions au niveau civil, mais s'est finalement avéré inefficace pour clore le conflit de manière décisive.
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