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Coupe du Monde 2026

Le "jumeau numérique" révolutionne l'arbitrage et l'entraînement au Mondial 2026

La FIFA introduit l'intelligence artificielle et la simulation 3D pour améliorer l'arbitrage et l'analyse tactique lors de la Coupe du Monde 2026.

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Le "jumeau numérique" révolutionne l'arbitrage et l'entraînement au Mondial 2026
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La FIFA a décidé d’opérer une transformation majeure dans le domaine de l’arbitrage en intégrant des technologies d’intelligence artificielle et de simulation tridimensionnelle pour la gestion des rencontres de la Coupe du Monde 2026.

Selon le journal espagnol Sport, cette initiative vise à accélérer la prise de décisions arbitrales et à trancher avec une précision extrême les situations litigieuses.

Pour la première fois, la FIFA mettra en place un « jumeau numérique » de chaque match, fonctionnant en temps réel et en parallèle avec le déroulement du jeu sur le terrain. Ce dispositif reposera sur un système complet de 16 caméras sophistiquées réparties dans le stade, capables de collecter 29 points de données par joueur à un rythme de 50 fois par seconde.

Par ailleurs, le ballon officiel de la compétition sera équipé d’une puce intelligente enregistrant ses déplacements avec une fréquence de 500 mesures par seconde, afin d’assurer un niveau de précision maximal.

Cette technologie permettra de générer des replays en trois dimensions (3D) où les images seront représentées par des avatars fidèles aux joueurs réels, ceux-ci ayant été scannés numériquement avant le début du tournoi.

Accélération de la détection des hors-jeu

Ce système innovant contribuera également à réduire le temps nécessaire à l’examen des hors-jeu grâce à une technologie quasi-automatique.

Le dispositif transmettra des alertes instantanées et directes à l’arbitre central et à ses assistants dès qu’un attaquant dépassera clairement un défenseur.

Johannes Holzmueller, directeur de l’innovation à la FIFA, a précisé que la marge de tolérance pour l’envoi de cette alerte automatique a été réduite, passant de 50 centimètres lors des premiers tests à seulement 10 centimètres aujourd’hui.

Pour les situations plus complexes et serrées, l’arbitrage vidéo assisté (VAR) continuera d’être sollicité comme à l’accoutumée.

La nouvelle technologie devrait aussi trancher les débats autour des « hors-jeu positionnels » en affichant précisément l’angle de vue du gardien au moment du tir, afin de déterminer si l’attaquant hors-jeu a influencé le jeu.

Elle mettra un terme aux polémiques liées aux sorties de balle, à l’image de l’incident survenu lors du match Japon-Espagne au Mondial 2022 au Qatar, en déclenchant automatiquement un avertissement dès que le ballon franchira entièrement les limites du terrain.

Une infrastructure numérique renforcée

Dans le même temps, la FIFA a annoncé la signature d’un partenariat avec la société Lenovo, visant à fournir une infrastructure numérique dotée d’intelligence artificielle pour le traitement instantané des données.

Cette collaboration inclut le développement de logiciels spécifiques destinés à améliorer la qualité et la clarté des images captées par les caméras fixées sur les arbitres, notamment lors de leurs courses rapides, qui provoquaient auparavant des flous dans les séquences vidéo.

La technologie ne se limitera pas à l’assistance arbitrale. La FIFA lancera également la plateforme « Football AI Pro », accessible aux 48 équipes participantes. Elle facilitera l’accès des staffs techniques aux analyses tactiques, aux synthèses de données et aux replays 3D des buts dès la fin des rencontres.

La 23e édition de la Coupe du Monde se déroulera du 11 juin au 19 juillet dans trois pays : les États-Unis, le Mexique et le Canada, avec la participation de 48 sélections et 1248 joueurs.

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