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Les effets du placement en famille d’accueil sur la santé mentale des enfants

Les enfants placés en famille d’accueil subissent souvent des troubles mentaux liés à la précarité et au traumatisme, nécessitant un accompagnement thérapeutique soutenu.

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Les effets du placement en famille d’accueil sur la santé mentale des enfants
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Le vécu en famille d’accueil peut avoir des répercussions importantes sur la santé mentale et comportementale des enfants. Cette situation expose les jeunes à des troubles tels que l’anxiété, la dépression, les problèmes de comportement et le trouble de stress post-traumatique (TSPT).

Les enfants placés nécessitent fréquemment un accompagnement renforcé et des soins thérapeutiques pour surmonter ces difficultés et s’épanouir.

Les enfants en famille d’accueil affrontent de nombreuses épreuves qui peuvent engendrer des troubles psychiques. L’instabilité et les traumatismes subis dans ce contexte contribuent souvent à l’apparition de troubles anxieux, dépressifs ou de stress post-traumatique. Ces constats soulignent l’importance d’un suivi médical et psychologique continu.

Les enfants placés vivent des situations particulièrement difficiles. Le simple fait d’être séparé de leur domicile constitue un traumatisme initial, souvent aggravé par des antécédents d’abus ou de négligence. Ils doivent fréquemment s’adapter à des changements répétés de foyer, certains étant même réintégrés temporairement dans leur famille biologique avant de retourner dans le système.

Le placement en famille d’accueil représente un défi majeur pouvant affecter la santé mentale et le comportement des enfants.

Si ce dispositif vise à offrir un cadre temporaire et protecteur en attendant une réunification ou une solution permanente, plus de 20 000 enfants quittent chaque année le système sans avoir atteint ces objectifs.

Dans de nombreux cas, les enfants sont retirés de leur famille biologique en raison de maltraitance, d’abus ou de négligence, ce qui signifie qu’ils ont souvent subi des traumatismes physiques, émotionnels ou psychologiques.

Même lorsque le placement est motivé par d’autres circonstances, comme l’incarcération d’un parent, le décès des deux parents ou une addiction parentale, l’enfant est confronté à un événement traumatisant aux conséquences psychiques importantes.

« En famille d’accueil, les enfants subissent des déplacements fréquents et rencontrent de nombreuses personnes au fil de leur parcours. Cette instabilité engendre une perte, débutant par la séparation d’avec leur famille d’origine », explique Ebony E. White, PhD, LPC, NCC, ACS. Ce cycle permanent de « recommencements » peut provoquer des difficultés d’attachement et de détachement, altérant la capacité de l’enfant à nouer des relations saines.

Sans accompagnement ni traitement adaptés, ces enfants peinent à comprendre et à surmonter leur vécu, ce qui peut entraîner des symptômes physiques, mentaux et émotionnels persistants à l’âge adulte.

Ils ont besoin non seulement de soins psychologiques appropriés, mais aussi d’un soutien constant de la part de leurs tuteurs, travailleurs sociaux et institutions étatiques.

Les enfants placés figurent parmi les populations les plus vulnérables, ce qui explique la fréquence élevée des troubles mentaux et comportementaux dans ce groupe. Être retiré de son foyer par des inconnus et placé dans un environnement nouveau, souvent avec des étrangers, provoque colère, confusion, peur et méfiance.

Selon John DeGarmo, EdD, fondateur de The Foster Care Institute, les enfants placés se posent souvent des questions telles que : Pourquoi suis-je ici ? Ai-je fait quelque chose de mal ? Mes parents ne m’aiment-ils plus ? Combien de temps vais-je rester ?

Ces jeunes présentent un taux élevé de troubles psychiques et sont plus exposés à des conséquences négatives à long terme.

Parmi les troubles les plus fréquents chez les enfants en famille d’accueil figurent l’anxiété, la dépression, les troubles du comportement et le trouble de stress post-traumatique.

Il est également courant que ces enfants cumulent plusieurs troubles et adoptent des comportements à risque, tels que la violence, la consommation de substances ou la délinquance.

John DeGarmo, EdD, souligne que ces enfants rencontrent souvent des difficultés liées à la confiance, à l’attachement et à l’anxiété.

Ils doivent aussi faire face à des problèmes émotionnels importants, comme une faible estime de soi et un besoin de contrôle, qui compliquent l’établissement de relations affectives saines.

Si certains enfants retrouvent leur famille biologique ou sont adoptés, beaucoup atteignent la majorité sans soutien suffisant pour vivre de manière autonome. Ces jeunes, appelés « sortants de l’aide sociale à l’enfance », présentent davantage de troubles mentaux et comportementaux que les jeunes non placés et sont plus susceptibles d’être incarcérés.

Parmi ceux ayant connu cinq placements différents, environ 90 % sont impliqués dans le système judiciaire.

La transition vers l’âge adulte et l’autonomie est particulièrement difficile pour ces jeunes, qui manquent souvent d’accompagnement. Cela augmente leur risque d’exclusion sociale, de sans-abrisme, de chômage, de faible niveau d’éducation, de difficultés financières et de problèmes comportementaux. Cette situation touche plus particulièrement les jeunes LGBTQ+, les jeunes issus de minorités ethniques et ceux souffrant de troubles mentaux.

Pour faciliter cette transition, il est nécessaire de leur offrir un soutien éducatif, une formation professionnelle, un accompagnement pour le logement et une aide financière, car leurs préoccupations principales concernent le logement, les finances, l’emploi et l’accès aux soins.

Des études indiquent qu’environ 40 % des jeunes placés présentent jusqu’à 80 % de troubles mentaux ou comportementaux graves nécessitant une intervention.

Le problème réside dans le fait que beaucoup de ces troubles ne sont pas pris en charge, et que les enfants sont souvent blâmés pour leurs comportements au lieu de recevoir un soutien adapté.

« Les enfants ont besoin de structure, de limites, de constance, d’affection et d’attention », précise le Dr Ebony White.

« Nous devons offrir aux enfants placés un cadre stable et cohérent pour soutenir leur bien-être mental, émotionnel et social », ajoute-t-elle.

Le simple fait de vivre en famille d’accueil expose un enfant à un risque élevé de développer des difficultés médicales, comportementales ou émotionnelles.

Ces enfants ne voient pas toujours leurs besoins fondamentaux satisfaits. Ils peuvent être confrontés à l’itinérance, à l’instabilité du logement, à l’insécurité alimentaire, à des difficultés financières, à la maltraitance ou à la négligence, ce qui entrave la satisfaction de besoins essentiels comme le lien social, l’intimité, l’amour, l’indépendance et l’accomplissement personnel.

« Il est crucial que les enfants placés bénéficient de thérapies et de conseils professionnels », affirme le Dr DeGarmo. « Par ailleurs, les familles d’accueil doivent garantir à l’enfant sécurité, protection, stabilité et un amour inconditionnel. Elles doivent également faire preuve de patience, de compréhension, de compassion et d’absence de jugement pour permettre à l’enfant de guérir et de s’épanouir. »

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