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20 millions d'exemplaires : l'utilisation d'une photo non autorisée dans le passeport biométrique syrien suscite un débat juridique

Une photo du marché al-Hamidiyya à Damas, portant une marque d'eau avec le nom du photographe Wissam Asmar, a été utilisée dans le passeport biométrique syrien, provoquant un vif débat sur les réseaux sociaux. L'usage sans autorisation soulève des questions sérieuses sur les droits de propriété intellectuelle.

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20 millions d'exemplaires : l'utilisation d'une photo non autorisée dans le passeport biométrique syrien suscite un débat juridique
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Une photographie du marché al-Hamidiyya à Damas est apparue dans le passeport biométrique syrien, accompagnée d'une marque d'eau visible portant le nom du photographe Wissam Asmar, ce qui a provoqué un large débat sur les plateformes de médias sociaux.

Origine de la photographie et son usage officiel

La photo date d'un reportage réalisé par Asmar lors de sa première visite à la capitale syrienne en 2009. Elle a été ultérieurement utilisée pour concevoir le passeport biométrique lancé par le gouvernement précédent en 2023, sans suppression de la marque d'eau ni obtention d'autorisation formelle du photographe.

Réaction du photographe

Asmar a déclaré lors d'un entretien qu'il avait été surpris par l'information via un message anonyme sur Facebook il y a trois ans, et qu'aucune autorité officielle ne s'était jamais adressée à lui pour demander une autorisation ou même l'informer de l'utilisation de sa photo. Il a ajouté qu'il était alors à l'étranger, et que pour lui, la situation était claire : sa photographie avait été utilisée dans un document officiel imprimé à des millions d'exemplaires, sans tenir compte de ses droits moraux et matériels.

Estimation de la diffusion et valeur juridique

Asmar estime que sa photographie pourrait être présente dans environ 20 millions d'exemplaires imprimés du passeport biométrique. Il souligne que la valeur d'utilisation d'une telle image dans des cas similaires à l'étranger pourrait atteindre un million de dollars américains, ouvrant ainsi un dossier juridique complexe sur la propriété intellectuelle au sein des institutions publiques.

Contexte temporel de la conception

Des activistes ont précisé que la conception du passeport biométrique n'est pas récente, mais remonte à 2023, et que des dizaines de milliers d'exemplaires sont encore entre les mains des citoyens et utilisés quotidiennement. Ainsi, l'erreur visuelle est ancienne, mais ses conséquences n'ont émergé que récemment, avec la reprise de la discussion sur les plateformes numériques.

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