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Anémie sévère : deux ans de calvaire après un accouchement
Une mère de famille a frôlé la mort après deux ans de symptômes ignorés, diagnostiquée trop tard d'une anémie sévère.
Deux ans de symptômes ignorés, une hémorragie utérine et un diagnostic tardif : Danielle Bryce, 44 ans, a frôlé la mort après avoir accouché de son plus jeune enfant. Auteure, étudiante en droit et créatrice de contenu basée à Doncaster, elle raconte avoir été renvoyée à plusieurs reprises vers des explications hormonales alors que son corps « lâchait lentement ».
Les sueurs nocturnes, les vertiges, l'essoufflement et une fatigue extrême ont commencé après une césarienne compliquée par une perte de sang importante. « Je suis allée chez le médecin généraliste de multiples fois », explique-t-elle à Need To Know. « On m'a dit que c'était la périménopause ou un déséquilibre hormonal. »
Une hémorragie soudaine
En février 2026, alors qu'elle déjeunait avec sa fille aînée, Danielle s'est soudainement sentie « très mal ». De retour chez elle, elle s'est effondrée à cause d'une hémorragie utérine. « Mon compagnon est arrivé en panique, il y avait du sang partout, des caillots de la taille de ma tête », se souvient-elle. « On m'a emmenée d'urgence à l'hôpital, mais le saignement ne s'arrêtait pas. Je traversais les protections qu'on me donnait, c'était constant, comme un robinet. »
Les médecins ont d'abord tenté de stabiliser l'hémorragie et programmé une intervention chirurgicale pour la semaine suivante. Mais l'état de Danielle s'est rapidement aggravé. « J'appelais le service tous les jours pour qu'on me reprenne, je disais "quelque chose ne va pas", mais on me répondait qu'il n'y avait pas de place », raconte-t-elle. « J'ai eu besoin de deux ambulances à cause de la sévérité de mes symptômes, dont des vertiges et une fatigue extrêmes. »
L'opération a finalement eu lieu le samedi soir. « Avec le recul, je pense que cette situation aurait pu être gérée plus tôt et plus correctement. Pourquoi ne pas opérer plutôt que d'essayer de stabiliser la perte de sang ? Pourquoi me laisser continuer à saigner ? »
Un diagnostic tardif et ses séquelles
Après l'intervention, Danielle a reçu un diagnostic d'anémie sévère — un manque de globules rouges sains pour transporter l'oxygène. « Mon taux d'hémoglobine était à la limite de nécessiter une transfusion sanguine », précise-t-elle. « En raison des risques, les médecins ont opté pour une perfusion de fer. Cela a aidé, mais la guérison est lente et difficile, surtout en m'occupant de mes enfants. »
Les conséquences ne s'arrêtent pas là. Danielle souffre désormais aussi d'une névrite vestibulaire, une inflammation de l'oreille interne provoquant des vertiges sévères, des nausées et des problèmes d'équilibre. « On m'a dit que cela avait probablement été déclenché par le traumatisme physique que mon corps a subi, y compris la perte de sang et l'anémie qui en a résulté », explique-t-elle après avoir consulté un ORL en privé.
« Je ne peux même pas conduire à cause de la névrite vestibulaire. Ce n'est pas quelque chose qui va changer du jour au lendemain. Les vertiges ont été débilitants par moments. »
Un sentiment d'abandon
Ce qui frustre le plus Danielle, c'est de ne pas avoir été prise au sérieux. « Je pense qu'il est très facile, en tant que femme, surtout quand on a des médecins généralistes masculins qui ne comprennent pas ce que l'on ressent, d'être ignorée », dit-elle. « On vous traite comme si vous perdiez la raison, mais c'est très réel et cela aurait pu être évité. »
Elle établit un parallèle avec son diagnostic tardif d'autisme et de TDAH, après des années de traitement pour anxiété et dépression. « Les préoccupations de santé des femmes sont souvent négligées ou minimisées. Il est trop facile d'attribuer des symptômes graves aux hormones ou au stress, ce qui retarde le diagnostic et le traitement appropriés. »
En convalescence, Danielle prend des vitamines, du magnésium, du fer et des oméga-3. Elle dénonce aussi la facilité avec laquelle on prescrit des médicaments aux femmes : « On m'a donné toute une gamme de médicaments pour la névrite vestibulaire : anti-nausée, anti-vertige, anti-anxiété. C'était trop. Ils sont trop prompts à nous bourrer de pilules, ce qui empêche des soins appropriés. »
Son objectif désormais : « Sensibiliser pour que d'autres femmes se sentent habilitées à exiger des réponses et à ne pas ignorer des symptômes persistants. »
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