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Juge jordanien rejette remboursement d’opération esthétique
La Cour d’appel d’Amman a annulé le versement de 1 500 dinars jordaniens pour une intervention chirurgicale esthétique, estimant qu’aucun lien causal direct n’était prouvé entre l’insulte « l’ancienne » et la procédure.

Une affaire juridique inhabituelle a été jugée devant les tribunaux jordaniens après qu’une cour de première instance d’Amman, statuant en appel, a tranché un litige opposant une femme ayant subi une injure dans son lieu de travail à un homme l’ayant traitée par téléphone de « l’ancienne ».
L’incident remonte à un appel téléphonique adressé à l’entreprise où travaillait la plaignante. Une employée répondit, puis fut interpellée avec sarcasme : « Où est l’ancienne ? ». Le même interlocuteur renouvela ses appels ultérieurement. Ces communications ont provoqué chez la salariée une détresse psychologique sévère, accompagnée de pleurs et de retrait social. Elle décida ensuite de subir une blépharoplastie et une correction des sourcils, puis engagea une action en justice pour obtenir réparation du préjudice moral et faire supporter à l’auteur des appels les frais de l’intervention esthétique.
Le tribunal de paix avait rendu un jugement initial obligeant l’homme à verser 2 550 dinars jordaniens : 1 500 dinars pour couvrir les coûts de l’opération et 1 050 dinars à titre de dédommagement moral. Toutefois, la Cour d’appel a émis un avis juridique définitif, refusant de rattacher l’intervention esthétique à l’insulte téléphonique.
Dans sa décision rendue ce samedi, le juge a précisé que l’octroi d’un dédommagement matériel exige la preuve d’un lien de causalité direct entre l’acte dommageable et la procédure médicale. Il a relevé que les rapports médicaux fournis ne contenaient aucune conclusion scientifique attestant que l’intervention était une thérapeutique nécessaire suite au préjudice causé par l’appel. Des témoignages non spécialisés ne suffisent pas à établir ce lien.
Sur cette base, le magistrat a annulé intégralement la somme de 1 500 dinars destinée à l’opération esthétique, faute de preuve. En revanche, il a confirmé l’obligation pour le défendeur de verser 1 050 dinars à titre de réparation du préjudice moral et psychologique avéré.
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